La démocratie agonise

Par Mardi 17 novembre 2015 Permalink 9

La démocratie est bafouée sur l’autel d’un consensus bidon. C’est un cas d’école auquel les français assistent actuellement. Le fantastique retournement de toute la classe médiatico-politique suite aux attentats révèle un bien beau machiavélisme. Après quelques hésitations dans les premières heures de la part des Républicains, tous les partis suivis comme un seul homme par les journalistes, nous refont le coup de l’unité nationale. Des décisions fortes sont plus ou moins promises de façon trop alambiquées pour être crédibles  et les parlementaires de chanter à plein poumon en faisant semblant d’y croire derrière un discours du président de la république qui tient plus de la « combinazione » politique que de l’ambition épique.

La photo en une, interdite puisqu’elle acte l’atrocité commise, alors que d’autres comme l’enfant arabe mort sur la plage sont diffusées jusqu’à l’écœurement, mais le drame d’un français n’est rien à coté de celui de syriens pour nos dirigeants, la photo en une, donc, est là pour rappeler que derrière leurs phrases pleines de mensonges et de traîtrises, des citoyens meurent en ce moment dans Paris. Pendant que ces gens infâmes au pouvoir pactisent avec l’Arabie Saoudite ou le Qatar qui  fournissent l’argent nécessaire aux terroristes islamistes qui nous tuent avec, la population se terre de peur de recevoir une rafale de Kalachnikov dans les rues de Paris. Alors qu’ils nous parlent de fermetures des frontières, les automobilistes continuent d’aller et venir entre la France et la Belgique, par exemple, sans jamais être contrôlés. François Hollande promet grosso modo les mêmes mesures que celle déjà promises en janvier mais en un peu plus dures, alors que depuis dix mois il ne les a pas prises. Mais les journalistes applaudissent en expliquant à la population comme le pouvoir est ferme! Les télévisions s’extasient sur les minutes de silence qui se multiplient sans servir à rien. Personne ne mentionne les réactions scandaleuses des quartiers d’immigration ou de la jungle de Calais. Les cohortes d’étrangers continuent d’entrer en masse sans que les attentats n’aient ralenti quoique ce soit alors qu’il est dorénavant prouvé, sans discussion possible, qu’une partie d’entre eux est là pour nous exterminer.

Certains pays comme le Canada renoncent à recevoir les 25000 syriens qu’ils attendaient. De plus en plus de nations européennes rechignent aussi à les faire entrer chez elles. Des milliers d’allemands étaient hier soir à la manifestation de Pediga. Mais en France c’est autre chose… La guerre civile entre les communautés rôde et l’opposition recule devant l’accès immédiat aux affaires. Tous les morts et blessés de vendredi ne font pas vaciller l’exécutif imperturbable et bien accroché au pouvoir. Le gouvernement aurait dû démissionner au moins après cet horrible carnage si ce n’était en janvier. Mais absolument rien. Tout se passe comme si le sang s’était arrêté de couler et que la vie reprenait tranquillement et que les ploutocrates pouvaient continuer leur sordide accumulation de fric sur le dos des français.

Ce ne sont pas seulement les citoyens qu’on achève ces jours-ci, c’est notre démocratie.

Frédéric Le Quer