La croissance du produit intérieur brut

Par Mercredi 13 mai 2015 Permalink 20

La baisse des prix du pétrole a permis un rebond de la croissance du produit intérieur brut en France à +0,6% au premier trimestre. Parallèlement, la croissance du PIB au quatrième trimestre 2014 a été révisée en baisse passant de 0,1% à 0%. Quant à l’ensemble de l’année dernière une révision à la baisse de moitié met la croissance à 0,2% pour 2014 au lieu de 0,4%, comme il avait été dit.

Donc, pas de quoi sauter au plafond comme le font les médias depuis hier soir dans le but de donner de l’optimisme à la population française! Depuis ses plus bas du début d’année, le pétrole a repris 30%. C’est une mauvaise nouvelle pour le futur. Concernant le déficit absolument rien n’est réglé, mais la consommation qui n’a pas été cassée, permet le rebond de la croissance. En effet, le choc fiscal au niveau national ne porte que sur les classes moyennes supérieures, les autres ne subissent en fait l’austérité qu’à travers les impôts locaux.

Si le taux de pauvreté, sous les 14% de la population est plus faible qu’en Allemagne et au Royaume Uni, la bataille contre le chômage échoue. Il ne baissera qu’en fonction de la démographie puisque la croissance restera insuffisante. Les ménages le sentent bien et l’investissement privé continue de dégringoler avec encore -0,2% au premier trimestre. En revanche ils ont dépensé au jour le jour l’argent qui a été économisé à la pompe et la croissance est ainsi tirée vers le haut.

L’Allemagne avec une consommation intérieure en expansion limite ses excédents commerciaux. Elle obtient une croissance de 0,3% pour le premier trimestre. Le début d’année relativement difficile attendu n’inquiète pas pour autant le gouvernement qui prévoit une croissance pour 2015 de 1,8%.

Frédéric Le Quer