La Banque de France ou le déni du réel

Par Vendredi 11 août 2017 Permalink 1

Avant hier, la banque de France venait au secours du gouvernement et prévoyait une croissance pour l’année 2017 de 1,6% au lieu de 1,4% attendu par le précédent gouvernement. Dans ce cas les économies budgétaires pour rentrer dans les clous des 3% de déficit seraient moindre. L’actuel gouvernement ayant le plus grand mal à trouver l’argent, cette annonce tombe à pic.

Hier, l’indice PMI composite en juillet mesurant l’activité globale en France faisait état d’un ralentissement de l’expansion dans le secteur privé témoignant du peu d’entrain de l’économie française uniquement tirée par l’économie européenne. L’INSEE de son coté signalait le même jour qu’en juin la production industrielle avait reculé de 1,1% et la production manufacturière de 0,9%.

Aujourd’hui, est paru l’indice des prix à la consommation français (IPC) qui a reculé de 0,3% sur le mois de juillet avec un rythme de progression sur un an qui s’établit à 0,7%. Cette inflation en berne témoigne du peu d’allant des consommateurs.

Si l’estimation de croissance optimiste de la Banque de France a fait les grands titres des journaux, personne n’entendra jamais parler du PMI composite, de la production industrielle, de l’IPC révélant une économie moribonde où l’avenir glorieux du pays est repoussé sine die. Encore une fois la propagande joue dans la cour de la négation du réel. Les taux de croissance étant constamment révisés plusieurs années encore après leur première parution, ça ne mange pas de pain que de les annoncer avec un biais mensonger certes mais positif. Alors on bourre le mou des français en leur promettant des lendemains meilleurs dans le cadre d’une économie de plus en plus libérale. Mais la réalité démontre que ce libéralisme tant porté aux nues depuis Maastricht ne fait qu’appauvrir les français et enfoncer le pays.

Frédéric Le Quer