Kippa? Il y a plus grave!

Par Jeudi 14 janvier 2016 Permalink 6

La France n’a aucun intérêt à voir s’afficher à tout bout de champ chez les citoyens des signes ostensibles d’appartenance à telle ou telle communauté comme la kippa. Continuer à porter des attributs religieux au sortir d’une synagogue, d’une mosquée ou d’une église ne fait évidemment pas du fidèle un extrémiste, en revanche, toute la journée en n’importe quelle circonstance peut poser question.

Les français juifs sont les premiers à subir les coups de boutoir d’un islam antisémite. L’agression terroriste contre l’enseignant juif a permis à peu de frais et de façon discutable à François Hollande de venir soutenir la communauté sans risquer de perdre le soutien des musulmans qu’il aime à chouchouter étant donné que ce sont les derniers électeurs qui lui restent… Il est toutefois des questions bien plus graves que le port de la kippa chez certaines personnes très religieuses. Le boycott actuel dans les villes  d’immigration des produits venus d’Israël n’a visiblement pas d’intérêt pour notre président et son gouvernement préférant réagir à l’actualité que de s’occuper des problèmes de fond. Le délit d’appel à boycott est pourtant une infraction prévue et punie par la loi. Mais le gouvernement se tait et laisse honteusement faire ceux qui choisissent par exemple de refuser un médicament fabriqué par un laboratoire pharmaceutique israélien. Les pharmaciens se voient régulièrement refuser les produits génériques Teva par des musulmans sous prétexte qu’ils viennent de l’état juif. De quel droit laisse-t-on un médicament régulièrement vendu en France faire l’objet d’un rejet uniquement pour des questions politico-religieuses? Ne devrait-on pas obliger les patients à utiliser un médicament générique d’où qu’il vienne quand il est distribué régulièrement?

« …Il tomba victime d’une indigestion critique-Et refusa l’secours de la thérapeutique-Corne d’Aurochs-Parce que c’était à un allemand, ô gué, ô gué-qu’on devait le médicament-Parce que c’était à un allemand, ô gué, ôgué-qu’on devait le médicament-Il rendit comme il put son âme machinal… »  Chantait Georges Brassens dans « Corne d’Aurochs » de 1953.

Mais certaines causes dérangent même si elles sont justes. La lâcheté de nos dirigeants n’a décidément d’égal que leur volonté de s’accrocher à leur fonction quel qu’en soit le prix. Et tant pis pour la dislocation du pays qui en résulte!

Frédéric Le Quer