Kees van Dongen (1877-1968)

Par Dimanche 12 mars 2017 Permalink 1

Dans les années 1890, Kees van Dongen quitte la maison familiale de Rotterdam, pour s’installer dans les quartiers malfamés de la ville, auxquels il consacre des dessins et des aquarelles. L’homme a l’âme anarchiste. Durant cette période, van Dongen peint des scènes de matelots et de prostituées. C’est « dans l’obscurité des quartiers mal famés de Rotterdam que van Dongen va d’abord puiser son inspiration ». L’autoportrait en une, datant de 1895, appartient au musée d’art moderne de la ville de Paris.

L’artiste part ensuite en France où tout se joue à cette époque et se lie aux peintres fauves du début du XXe siècle. Mais sa période la plus prisée est celle correspondant au tournant mondain pris par le peintre dans les années 20. La toile ci-dessous (65 x 47 cm), huile et gouache, qui reflète ce changement de manière fut décrochée chez Millon & associés le 24 juin 2015 pour 125 082 € frais compris.SAM_3291

Donc, si Van Dongen commence la peinture dans l’esprit d’un Vlaminck, il la poursuit comme Domergue! La deuxième guerre mondiale ne stoppera pas sa carrière et ses expositions à la galerie Charpentier sont très courues comme le révèle le livre d’un officier allemand de la Propagandastaffel à Paris qui vient de sortir.

Les acheteurs des salles des ventes continuent de raffoler du peintre jet set (!), embellissant inlassablement ses modèles. La toile ci dessous (47 x 33 cm), intitulée « les élégantes à Deauville » fit le 20 mars 2016 à Rouen chez Bernard d’Anjou ovv 372 000 €.SAM_3289

Le 24 mars prochain chez Leclere Maison de vente, le nu au chat ci-dessous, aquarelle sur papier (28.5 x 21 cm) dessiné et signé par van Dongen et Foujita sera présenté à l’occasion du salon du dessin avec une estimation basse à 15 000 €. Gageons qu’elle sera largement dépassée! SAM_3288

Frédéric Le Quer