Juppé est à l’ouest

Par Mardi 13 octobre 2015 Permalink 19

A l’ouest et bien déconnecté! Avec l’identité heureuse, ce pauvre Alain Juppé montre qu’il ne connait strictement rien des banlieues et pas grand chose de la vraie vie. Normal, il n’y a jamais été mêlé. Mais ne faudrait-il pas mieux qu’il s’abstienne de donner des leçons aux français sur son blog?

Il ne voit pas de choc des cultures, le nie même. Il rejette l’évidence, l’échec total de l’intégration à la française et son basculement dans une guerre civile larvée et la ghettoïsation.  Son angélisme serait touchant s’il n’était pas dangereux. Dangereux car la fuite à marche forcée de l’état vers toujours plus de dilution de la culture française  dans les modes de vie venus du monde entier amènera in fine les citoyens vers l’ignorance de ce qu’ils ont été, celle recherchée d’ailleurs pour obtenir un peuple de moutons. La seule façon de concevoir la mondialisation est dans la séparation claire des modes de vie, des sciences et des arts sur des terres circonscrites. Après seulement vient le temps des échanges et de l’enrichissement par l’autre. Ce personnage politique n’a rien à reprocher à la France comme elle est devenue, soit l’inverse de ce qu’il aurait fallu. Il fait partie des responsables de sa dilution, ceux qui ont mis cul par dessus tête.

Alors Alain Juppé se plaint qu’on puisse ne plus avoir confiance sans admettre que lui et ses pareils ne la méritent pas. Avec un certain aplomb il parle de la France ratatinée alors qu’elle n’a jamais été aussi ouverte aux quatre vents. Il prend la posture papale de l’accueil et de l’apitoiement sur les difficultés de peuples lointain et ignore l’approche politique, la seule qui devrait être la sienne, celle de la recherche du bien être d’abord pour ses concitoyens. Il est comme ces cœurs secs qui s’épandent sur ceux qu’ils ne connaissent pas, qu’ils ne fréquentent pas mais seront toujours sans pitié pour leurs frères, leurs amis, leurs voisins.

Alain Juppé n’a aucune espèce de tendresse pour les millions de chômeurs, pour les travailleurs pauvres, pour la vie de plus en plus dure. Le français doit se pousser, s’appauvrir toujours plus pour les autres, malgré qu’il sache parfaitement que les parts du gâteau diminuent à mesure que les convives augmentent. Alors il se fâche car le français s’agite avant d’être tué comme n’importe quel bestiau mené à l’abattoir. Il le préférerait bien sage avant son exécution par le genre d’élite dont il fait partie.

Frédéric Le Quer