Jupiter Macron, le mégalomane

Par Mardi 4 juillet 2017 Permalink 9

Pour quelques centaines de milliers d’euros, Jupiter Macron s’est donné l’occasion de s’entendre parler devant un parterre de parlementaires largement acquis à sa cause. La psychose délirante chronique dont est atteint notre président se révèle au grand jour. Après ses longs et ennuyeux discours de campagne, voilà ses longs et ennuyeux discours à la nation qu’il justifie d’après son entourage par la complexité de sa pensée. Rien que ça! Il veut être au centre d’un projet humaniste nouveau pour le monde. Je n’invente rien, hélas! Et à l’instar de ses prédécesseurs, il souhaite que la France reprenne l’initiative au sein de l’Union Européenne.

Donc Emmanuel Macron se prenant sérieusement pour Jupiter, comme d’autres à St Anne se prennent pour Napoléon, affiche des ambitions aussi insensées que floues. Certes il pose un instant les pieds sur terre quand il parle de réduire le nombre des parlementaires, insérer dans le scrutin législatif une dose de proportionnelle ou instaurer un droit de pétition pour les citoyens. Mais ces mesures concrètes s’énoncent en deux lignes surtout quand on ne veut pas, comme lui, s’abaisser aux détails. Le reste est le verbiage suffisant de quelqu’un qui a réussi à des gens qui ne sont rien, comme il dit. Macron cause et attend à ce que les autres demeurent bouche bée, quelques soient les conneries qu’il débite. Imaginer la France porteuse d’un projet humaniste pour le monde alors que le pays se communautarise, le territoire se parcellise, les multiples ethnies se regardent en chien de faïence prêtes à en découdre bientôt, est purement une illusion. Les français de souche qui ne sont rien sont systématiquement désavantagés par rapport à ceux qui arrivent. Ils se sentent de plus en plus étrangers dans leur propre pays, expatriés sur le sol de leurs ancêtres. Rien d’humaniste ne peut sortir de cette situation. Tout déshumanise les citoyens. Mais Macron a cette folie des grandeurs que l’on reconnait à la déconnexion qu’il y a entre ce à quoi il rêve, et la réalité actuelle, crue, sordide, bouleversante.

Sur le plan économique, c’est la même chose. La séparation en deux de la zone € redevient d’actualité face à l’impossible grand écart que tente Mario Draghi en cherchant à accommoder à la même sauce les pays du sud de l’UE et les pays du nord. Mais les réalités économiques n’ont là non plus pas de prise sur les ambitions de notre président.

Les français pensaient avoir touché le fond avec François Hollande. On dirait qu’une force autodestructrice les a poussés à creuser encore en votant Macron. Sa mégalomanie le rend imprévisible et dangereux. Il a cinq ans pour entraîner la France dans ses délires. Avec sa personnalité qui se dessine de mieux en mieux, le pire est à craindre.

Frédéric Le Quer