Jenny Montigny (1857-1937)

Par Mercredi 21 décembre 2016 Permalink 1

Lundi 19 décembre, à Drouot, le pastel sur papier en une, intitulé « Jeunes filles jouant sous les arbres » de Jenny Montigny (45,5 x 54 cm), créa la surprise en étant adjugé 38 812 € frais compris par la svv Magnin Wedry à un acheteur en salle contre un téléphone, malgré une estimation de quelques milliers d’euros.

Jenny Montigny, native de Gand est issue d’une famille bourgeoise peu tournée vers les arts. Elle vécut en France quelques mois au tout début du XXe siècle où elle exposa après s’être acquis une certaine notoriété au salon de Gand. Élève et amante d’Emile Claus son ainé de 26 ans, elle est associée au luminisme belge comme Claus et van Rysselberghe les chefs de files, mais aussi Carpentier, Gaillard, Wolf, de Smet, Jefferys et beaucoup d’autres. Ce mouvement, acquis à la peinture en plein air, est un néo impressionnisme expression désignant la période à partir de 1886 qualifiée ainsi par le critique Félix Fénéon. Ce n’est pas une doctrine, juste un moment dans l’art dont fait partie le luminisme belge avec la juxtaposition de touches ou de points de couleurs pures, une représentation stylisée des corps et des formes. Le luminisme belge reste très proche de l’impressionnisme et de Claude Monet.

Pendant la première guerre mondiale Jenny Montigny s’extrade à Londres avec Claus et la femme de celui-ci puis rentre ensuite en Belgique où elle connait des difficultés à vendre ses tableaux. Elle fut redécouverte dans les années 80 avec des expositions à Deurle et Dienze et une rétrospective de son oeuvre au musée Pissaro de Pontoise. Comme autre résultat la concernant, on notera en juin de cette année celui obtenu chez Aguttes svv pour un autre pastel, voir ci-dessous, intitulé « Enfants au bord de la rivière » (45 x 56 cm) qui fit 8 925 € frais compris.sam_2707

Frédéric Le Quer