Jean-Marie Le Pen

Par Jeudi 2 avril 2015 Permalink 28

La vieillesse est un naufrage dans lequel certains cherchent à entraîner leurs cadets. Jean-Marie Le Pen insiste encore aujourd’hui stupidement sur les chambres à gaz des camps de concentration qui pour lui sont un détail. Même s’il ajoute qu’il n’est pas antisémite, il est surtout très bête et surement jaloux de sa fille.

Il fait en effet beaucoup de mal au parti qu’il a créé et à ceux qui le dirigent. A chaque fois que ce monsieur ouvre la bouche devant les médias, les nouveaux cadres du Front National arrêtent de respirer en attendant la bourde ou l’ineptie qu’il va inévitablement lancer en paradant devant une caméra de télévision. L’homme est indubitablement dangereux car il imprime le parti qu’il a créé d’une aura puante qui fait se détourner la majorité des électeurs.

Et c’est dommage parce qu’en ce moment sur l’échiquier politique il n’y a pas d’autres partis souverainistes d’envergure. Mais Jean Marie Le Pen a -t-il jamais eu une envergure nationale? C’est en fait assez peu probable et des gens comme Mitterrand ou Chirac s’en sont parfaitement rendus compte et se sont joués de celui qui a principalement servi leur ambition. Du bagout pour faire un orateur mais une totale absence de discernement dans ses propos l’ont rendu indispensable aux tenants d’une France sans français perdue dans une mondialisation mortifère. Sa présence est un repoussoir nécessaire pour mettre en exergue la solution déplorable qu’est devenue l’ Union Européenne.

Jean-Marie Le Pen par son comportement a discrédité l’idée d’une France libre, indépendante et fière parce qu’il a voulu en être le héraut et qu’il s’est perdu dans les propos débiles qui ont jalonné sa carrière. Et il continue… Marine Le Pen se retrouve avec un double handicap: son père et le Front National. Il faut qu’au plus vite elle change le nom du parti pour couper les liens sulfureux avec le passé. Il faut qu’elle place son père en maison de retraite et qu’on ne l’entende plus.

Et ça ne sera pas facile! Mais en attendant cette révolution de palais, aucune issue favorable n’est à espérer pour elle dans son accession au pouvoir malgré une population qui veut être gouvernée autrement car il lui manquera toujours cette respectabilité nécessaire aux grands destins politiques.

Frédéric Le Quer