Jean Dubuffet (1901-1985)

Par Samedi 15 juillet 2017 Permalink 1

Jean Dubuffet est l’artiste emblématique de l’après-guerre. Il identifie et collectionne les inventions créatives des malades mentaux et des marginaux en qualifiant l’ensemble d’art brut. Le peintre, le sculpteur, le plasticien, s’en inspire pour son propre travail. En osmose avec l’air du temps, à plus de quarante ans, Jean Dubuffet est propulsé sur le devant de la scène artistique parisienne. Des cycles viennent alors architecturer son oeuvre comme « Paris circus » qui dure un an ou surtout « l’Hourloupe » durant quatorze années pendant lesquelles plusieurs périodes se succèdent.

L’oeuvre de Dubuffet est complexe, multiple. Sa posture anticulturelle ne l’empêche pas de rechercher l’origine de l’art et d’avoir une démarche intellectuelle soutenue par une élite initiée comme André Breton par exemple.

Le marché de l’art n’a jamais perdu de vue ce créateur de génie. De nombreux marchands et grands collectionneurs gardent en réserve bon nombre des ses œuvres pour les sortir quand le moment leur semblera opportun car jusqu’à ces derniers temps ils se plaignaient que Dubuffet ne fût pas évalué à sa juste valeur. « Comme dans le cochon, chez Dubuffet, tout est bon » martèle un marchand suisse. Vu les milliers d’œuvres que l’artiste a réalisé, il est néanmoins possible d’en douter! Cela n’empêchait pas , en juillet 2014, chez Christie’s l’artiste de pulvériser son record du monde avec « Le gai savoir » de 1963 qu’un collectionneur asiatique acquérait pour 6,86 millions de $. Image en une.

Depuis cet hiver Jean Dubuffet fait en général de bons scores en salle des ventes même si certaines de ses œuvres continuent à ne pas trouver preneur. On notera le 11 décembre 2016, chez Versailles enchères ovv « Chiffre légendaire », vynile sur toile signé, contresigné titré et daté février 1965, 100 x 81 cm qui fit 1 015 480 €. Voir ci-dessous.SAM_4044

Ci-dessous encore, le 26 mars à Sceaux, chez Siboni ovv, cette  » Barbe des astrologues de Tyr », 61 x 51, assemblage d’empreintes et encre de Chine de juin 1959, fit 403 000 €SAM_4046

Enfin lors de la dispersion d’une grande collection d’un couple d’amateurs d’arts premiers chez Binoche et Giquello le 17 mai 2017, le vynile sur toile ci-dessous, 60 x 73 cm « Cafetière, tasse et sucrier II, du 21 septembre 1965 fit 736 500 €.SAM_4043

Frédéric Le Quer