Je vote, Valls dégage

Par Mardi 27 décembre 2016 Permalink 2

« Je vote, ils dégagent ». Voilà six mois que Jean-Luc Mélenchon a lancé ce slogan qui tue. Il se révèle assez pertinent à l’étranger. L’année qui vient dira s’il marche aussi chez nous. Je vote, Valls dégage: ce serait déjà ça!

A écouter les médias de ce matin, les gens vont devoir se montrer bien rebelles, bien « insoumis » pour être capables de résister à la propagande. Les chiffres du chomage sont dorénavant sensés prouver « l’inversion de la courbe », nouveau Graal des socialistes pour postuler à l’élection présidentielle. Valls serait donc sauvé. Il pourrait se glorifier de son bilan! Les stages et les radiations correspondent à la poussière qu’on pousse sous le tapis pour faire comme si c’était propre, et qu’importe tout ce fric inutilement dépensé! Les chômeurs n’apparaissent plus en catégorie A, ils n’existent donc pas! L’illusion devient un mode de gouvernance quand l’incompétence a eu en vérité le dernier mot.

La politique migratoire de l’ex premier ministre est une véritable catastrophe mais pour cela aussi la parade est trouvée. Le Front National, le plus virulent dans ce domaine, est de moins en moins qualifié de populiste, le mot finissant par être contre productif, mais est systématiquement taxé d’extrême droite. Extrême droite, cela effraie. Avec extrême droite on pense nazisme, collabos, fascisme, Mussolini, Pinochet… Et tant pis si le programme de Marine Le Pen est à mille lieues de ces rapprochements injustes. La manœuvre a fonctionné avec Hofer en Autriche à qui le mot a été associé dès que son nom était prononcé. La classe médiatico-politique compte qu’elle fonctionne aussi en France tel un message subliminal envoyé pour rebuter l’électeur.

L’échec de la politique étrangère du gouvernement Valls se présente comme une honte pour la France. Honte de soutenir tous les régimes salafistes ou équivalents, honte de soutenir des groupes terroristes comme Al Qaeda, honte de stigmatiser la seule démocratie du moyen-orient qu’est Israel, honte de s’être fâché avec Poutine, le seul qui combat réellement les terroristes, honte de jouer le petit chien d’Obama en abandonnant sa fierté, honte de renoncer à sa souveraineté pour laisser Bruxelles et Francfort diriger, honte, honte, honte. On ne trouve pas un seul geste d’intelligent venu du gouvernement Valls. Souvenons-nous aussi de cette façon d’avoir soutenu la Grèce qui aboutit à lui mettre un grand coup de poignard dans le dos!

Alors, « je vote, ils dégagent », oui, à condition de ne pas se laisser embobiner!

Frédéric Le Quer