Janet Yellen ne rassure pas.

Par Jeudi 11 février 2016 Permalink 4

Janet Yellen s’est exprimée devant des députés américains à qui est traditionnellement accordé à chacun, un certain laps de temps pour interroger la présidente de la FED avec la possibilité de la relancer ce qui ressemble à une addition de conversations en tête à tête. Cela pourrait pousser la banquière dans ses retranchements. En fait il ne s’est rien passé, la communauté financière n’est guère avancée!

Tout avait été bien préparé avec la veille une belle hausse de Wall Street débutée au milieu d’une séance qui était en train de prendre un tour de sell off, histoire que la FED ne s’exprime pas en pleine dégringolade de la bourse.  Il put être dit dans le calme, les indices restant en moyenne relativement flat le lendemain à Wall Street que selon l’évolution de l’économie américaine, la politique des taux pourrait changer. La croissance modérée fait peser des risques. Les taux négatifs promus par Ben Bernanke sont peut-être illégaux. Janet Yellen ne s’attend pas à devoir rebaisser ses taux (elle vient à peine de commencer à les monter!!!). Les attentes d’inflation sont soigneusement surveillées.

L’extrême peur de la déflation a plané sur la réunion, ce serait presque drôle si ce n’était pas tragique quand on sait qu’elle est directement le résultat de leur politique financière. Le reste du monde va mal. Le hard landing chinois est en cours sans que le gouvernement sache quoi faire apparemment (entre maintenir le taux de change avec le $ ou pas…). Les taux japonais sont négatifs et malgré cela le yen ne cesse de monter! L’Europe entre en déflation. Les taux souverains allemands jusqu’au 8 ans sont négatifs. Alors que la timide reprise européenne n’est venu en 2015 que de la baisse du pétrole, la consommation commence déjà à baisser. Le flux du commerce international est particulièrement mauvais.

Le tableau est apocalyptique et la bourse le valide. Notre CAC 40 était à 5000 le 10 novembre dernier, il est à moins de 4000 aujourd’hui! La crise boursière actuelle montrera qu’elle a un impact terrible sur l’économie réelle dans quelques mois. Les banques recommenceraient à avoir peur de se prêter de l’argent entre elles et les investisseurs préfèrent perdre un peu de sous avec des obligations souveraines à taux négatifs car ils seront certains de revoir la majeure partie de leurs avoirs à la sortie que de mettre leur argent n’importe où ailleurs. Les plus riches ont donc peur des banques et achètent de la dette des états. Chaque citoyen devrait se méfier de l’endroit où est son argent sinon il sera tondu…

Frédéric Le Quer