Janet et Mario

Par Jeudi 7 août 2014 Permalink 29

Madame Yellen et Monsieur Draghi ont un coup de mou. Mois après mois, statistiques après statistiques la situation économique ne montre rien de réjouissant. Alors ils prêchent la bonne parole, celle de la reprise comme dans le temps, plus vraiment par conviction, juste pour faire le job sans cacher toutefois qu’ils n’y croient plus eux-mêmes.

La présidente de la FED a déclaré au congrès que la reprise américaine n’était pas complète. Et puis elle s’est lâchée. Elle constate d’abord que le taux de participation sur le marché du travail demeure faible et qu’en même temps les salaires stagnent (Vue la quantité de main d’œuvre à disposition des entreprises on ne voit pas bien comment il pourrait en être autrement!). Elle continue en remarquant que le marche immobilier s’affaiblit et que l’investissement des entreprises est moindre qu’attendu. Joli tableau! Janet Yellen doute certainement du chiffre de la croissance américaine au deuxième trimestre de +4%!!!

Le troisième président de la banque centrale européenne ne voit pas l’avenir en rose non plus. « La reprise est faible, fragile, inégale. La dynamique de croissance ralentit (il avait réussi à voir une dynamique de croissance?). Le crédit est atone, l’inflation continue de reculer. » Pays par pays, le produit intérieur brut belge est quasi stable au deuxième trimestre, l’Italie est encore en récession, l’Espagne fait un peu mieux avec +0,6% au T2 mais garde un chômage hallucinant, un quart de la population active dont la moitié de sa jeunesse! Quant aux deux poids lourds, l’Allemagne après les résultats de la production industrielle en juin pas terrible du tout(+0,3%) s’attend à un PIB stable, vraiment pas brillant pour une locomotive, enfin la France avec son déficit commercial catastrophique qui eut été encore pire si il avait subsisté un peu de demande intérieur et l’absence totale de confiance aussi bien des ménages que des entreprises, la France dpnc s’attend au pire avec sûrement une croissance négative pour le T2 mais on en saura plus avec les PMI la semaine prochaine que Mario Draghi nous laisse présager mauvais.

Pour régler tout ça le président de la BCE a sa solution que notre classe politique ne manquera pas d’essayer de faire passer dans l’opinion car ils oseront, n’en doutons pas, c’est même à ça qu’on les reconnaît… Encore et toujours un peu plus de PERTE DE SOUVERAINETE pour faire dans chaque pays de la zone euro les réformes structurelles qu’il veut. Ben voyons! On a vu comme ces banquiers sont dignes de confiance! Leur laisser les clés est urgent!

Ah! La démocratie! Quelle plaie!

Frédéric Le Quer