Islamophobie

Par Jeudi 15 janvier 2015 Permalink 17

Si dans le mot « islamophobie », le suffixe « phobie » semble indiquer une crainte exagérée et maladive, la critique de l’islam et sa condamnation, avec ce terme, se voient donc immédiatement rabaissées car forcément émises par des individus atteints d’une pathologie méritant un traitement psychiatrique. Alors en préambule, par souci d’apaisement, il faut concéder sans difficulté que l’immense majorité des musulmans ne sont pas des terroristes… mais par besoin de véracité, comment ne pas constater que tous les terroristes sont actuellement musulmans?

L’emblème de l’islamophobie est devenu la fameuse phrase de Michel Houellebecq jugeant la religion musulmane comme la religion la plus con. Cette critique élitiste, de droite d’une certaine façon, est dans son livre « Plateforme » explicitée par la mort du personnage principal féminin dans un attentat terroriste islamiste et par le désespoir du héros masculin. Libertés individuels, libertés de circulation sont alors montrées comme restreintes par un islam totalitaire.

Les critiques de Charlie Hebdo vis à vis de cette religion croisent bien-sur, à travers le problème des libertés individuels, celles de l’écrivain mais aussi mettent l’accent sur la liberté d’expression et l’égalité entre hommes et femmes. Dans ce sens elles peuvent être entendues comme de gauche. La caricature du prophète n’est d’ailleurs pratiquement jamais reprise par les journaux anglo-saxons plus attachés au respect des cultes qu’au droit de communiquer comme bon leur semble. Le divorce, la polygamie, la femme systématiquement soumise à l’homme car considérée comme inférieure à lui sont aussi les reproches catégoriques émis par les journalistes envers cette religion.

Le combat anticlérical du XIXe siècle fut bien plus engagé, militant, violent, que celui engagé contre l’islam. En revanche, les catholiques, si ils ont toujours cherché à s’immiscer dans les décisions politiques, n’ont jamais fait preuve, en cette période, de la violence des musulmans envers l’état. Déliquescence et lâcheté sont les terreaux sur lesquels prospère le radicalisme islamique. Le mot islamophobie, bien plus péjoratif que celui d’anticléricalisme, dénote à quel point l’implantation de cette religion venue d’ailleurs se fait avec la complicité d’intellectuels prêts à accepter n’importe quelle compromission par repentance, haine de la France, incompréhension du phénomène…

Il est rabâché à longueur de temps que l’islam est une religion de paix au point de devenir suspect! Pourquoi répéter sans cesse cette proposition si elle est si évidente que ça? Le fait est qu’aujourd’hui les valeurs occidentales sont et continueront à être mises à mal par une religion hégémonique et inflexible capable de tout pour garantir son essor.

Frédéric Le Quer

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Frédéric Le Quer