Inflation

Par Jeudi 24 novembre 2016 Permalink 1

Depuis la victoire de Donald Trump, la terre entière annonce le retour de l’inflation. Pourtant de nombreux indices dénotent que les investisseurs recherchent le $ avec obstination laissant ainsi entendre qu’il n’est pas actuellement surabondant.

D’abord la hausse des taux sur les marchés montrent indubitablement que les traders se débarrassent de leurs obligations pour les convertir en $. L’explication de la hausse des taux de Janet Yellen en décembre n’explique pas la force du mouvement représentant le double du quart de point qu’elle proposera probablement!

La baisse de l’or montre que ses détenteurs préfèrent la monnaie américaine à l’ultime monnaie de réserve. Le mouvement est particulièrement brutal depuis deux semaines entraînant l’argent avec lui. Comme l’or est une forme d’assurance, cela semble montrer que les investisseurs préfèrent s’assurer en $.

Cet appétit pour le $ est confirmé par l’autre grande matière première de référence, le pétrole qui peine à passer au dessus des 50 $ le baril malgré la prochaine réunion de l’OPEP pour une fois presque unanime en faveur de la diminution de la production. L’Iran serait d’accord avec l’Arabie Saoudite et une cotation autour de 60 $ arrangerait tout le monde y compris les américains dont la production non conventionnelle se trouverait raffermie. Pourtant on a l’impression graphiquement d’une formation depuis juillet en épaule tête épaule très baissière pour les spécialistes. Notons qu’à long terme le problème de l’énergie fossile n’est pas d’avoir une pénurie d’offre comme on nous le dit depuis 40 ans, mais plutôt une demande qui baissera grâce aux énergies alternatives moins polluantes et compétitives en terme de prix. Les spécialistes s’attendent donc à voir venir un jour ou l’autre un pic de la demande et non plus un pic de l’offre!

Ces éléments ne sont absolument pas des signes annonciateurs d’un retour de l’inflation, de celle qui est prise en compte pour les politiques macro économiques, pas celle que l’on connait tous au travers de l’augmentation de ce qu’on achète quotidiennement. Si les QE n’ont jamais été capables d’en produire malgré la volonté des banquiers centraux, on ne voit pas bien comment leur retrait pourrait y arriver, au contraire!

Evidemment, derrière l’idée qu’il n’y aura pas de reprise de l’inflation, plane celle de la récession…

Frédéric Le Quer