Incertitude

Par Jeudi 19 mars 2015 Permalink 19

L’incertitude est le mot clé de ce début d’année 2015. Où que l’on se tourne, derrière les discours officiels de reprise se cache la peur que tout bascule du coté obscur de l’économie. Concernant la politique, le monde musulman se perd dans sa religiosité et cherche à engloutir avec lui les autres. Curieusement seul le monde slave semble enveloppé d’une aura de fierté retrouvée et fête sa réunification.

Janet Yellen est paralysée par la crainte d’une resucée de crise économique avant l’heure qui serait due à une maladresse de sa part. Toute audace dans le secteur financier peut se transformer en déflagration atomique. Sans doute regrette-t-elle d’avoir parlé trop tôt de hausse des taux directeurs! Rien ne semble possible tant la nervosité est grande et ce n’est pas le yo-yo fait cette nuit sur la paire €/$ qui est source d’apaisement bien au contraire! Les autorités américaines ont fini par croire à des chiffres qu’ils avaient eux-mêmes tronqués mais les détenteurs des capitaux ne sont pas dupes et le pilotage de la crise (ne parlons pas de sortie!) s’avère extrêmement complexe.

En Europe, Manuel Valls rejette à nouveau tout tour de vis budgétaire pour la France et souhaite résolument aller dans cette fausse croissance qui résulte de l’endettement. Le réveil sera forcément douloureux mais nos hommes politiques n’ont que l’art de gérer au jour le jour leur maintien aux affaires sans le moindre souci de peser sur le futur… Tristes sires!

L’islam est englué dans cette folie qui dévaste tout sur son passage. La Tunisie, rare pays avec à sa tête des gens bien, vit des moments d’autant plus graves que la Libye, déstabilisée par l’occident, est une poudrière. Si le Maghreb s’enflamme, la France, qui compte probablement presque autant de musulmans que la Tunisie, sera forcément profondément touchée. L’incertitude géopolitique est particulièrement préoccupante, surtout quand on est français!

Le monde slave, malgré ses problèmes économiques, fêtent l’anniversaire du rattachement de la Crimée à la Russie (notons qu’il y a quelques années des babouchkas sur le port d’Odessa, à une nuit en mer de Yalta manifestaient tous les jours pour obtenir la même chose). La fierté nationale rend ainsi les russes épanouis. Heureux peuple qui sait oublier ses difficultés pour se réjouir collectivement de son unité retrouvée! Et tant pis pour la vache enragée qu’il va falloir manger!

Frédéric Le Quer