Ilan Halimi

Par Jeudi 2 novembre 2017 Permalink 4

En hommage à Ilan Halimi, un jardin du XIIe arrondissement de Paris porte son nom, une partie de la forêt dans les Monts de Judée à Jérusalem aussi, une stèle à Bagneux dans les Hauts de Seine a été déposée en mémoire du jeune homme. Cette stèle voulue par la maire communiste de la ville où il fut torturé, a été profanée en 2015 et ce premier novembre.

Ilan Halimi avait été kidnappé en janvier 2006 dans l’espoir pour les ravisseurs d’obtenir une rançon de 500 000 euros que les parents étaient présumés posséder parce qu’ils étaient juifs! La famille française de classe moyenne n’en avait pas les moyens. Ilan Halimi fut alors torturé jusqu’à ce que mort s’en suive. Le crime impliqua de nombreuses personnes. Une mineur d’origine iranienne séduit la victime pour faciliter le rapt. Des tortionnaires sadiques, souvent défoncés au cannabis, mineur comme Jean-Christophe G ou père de famille comme Samir Aït Abdelmalek le brulèrent sur 80 % du corps à la cigarette ou à l’acide, le lacérèrent à coup de cutter sur la figure comme sur le reste du corps. Chez certains participants ayant servi de geôliers comme Jérôme Ribeiro, des documents à la gloire des nazis furent retrouvés. L’organisateur de cette horreur, Youssouf Fofana, est un français fils d’ivoiriens planifiant, ordonnant, et délivrant le coup de grâce à Ilan Halimi, au bord d’une voie ferrée, qui d’après le témoignage de Samir Aït Abdelmalek se déroula ainsi: « Youssouf avec un couteau lui a mis un coup dans la gorge vers la carotide puis un coup de l’autre côté de la gorge. Ensuite il a essayé de lui couper le bas de la nuque. Puis il lui a mis un coup de couteau dans le flanc. Il avait sûrement dû revenir avec un bidon d’essence car il m’a dit qu’il avait utilisé un bidon pour asperger Ilan avec ce combustible et l’a incendié sur place. À ce moment il m’a dit : « Cela a fait une grande flamme et je suis parti. »

La stèle profanée n’est sans doute qu’un colifichet pour les gens qui ont aimé Ilan Halimi. Mais pour la république, elle est une manière de continuer à exprimer sa compassion et à s’ériger contre l’antisémitisme qui dans notre pays ne cesse de croître avec l’arrivée des migrants musulmans. Si le vivre ensemble, la fraternité, la tolérance sont des notions de plus en plus bidons, la mémoire est tout ce qui reste aux français. Que cette stèle emmerde tant les salauds est une bonne chose en soi!

Frédéric Le Quer