Hillary, Donald et Vladimir

Par Mardi 31 octobre 2017 Permalink 1

Les accusations réciproques que se lancent les tenants d’Hillary Clinton et les tenants de Donald Trump font durer le feuilleton sur la collusion qui existerait chez ces politiciens américains avec Moscou. Le diable Poutine devient le deus ex machina du monde washingtonnien. Les organes d’information français ne relatent les faits que d’un sel angle: l’entourage de Trump n’a cessé d’avoir des liens avec les services secrets russes qui amicalement ont fourni des milliers d’e-mails compromettant Hillary la crapule (c’est son surnom!). Ces relations avec une puissance étrangère étant interdites, c’est toute l’élection du président américain qui est décrédibilisée.

L’impartialité n’est pas le fort de nos médias car une fois encore la vérité des faits n’est pas honnêtement relatée. Ce matin encore dans une revue de presse internationale d’un certain Thomas Cluzel, plusieurs minutes étaient consacrées à jeter l’opprobre sur Donald Trump. Ce n’était pas très clair d’ailleurs, les mots, procureur spécial, saga, affaire, ingérence, étaient distillés en vrac pour nuire mais en fait seul ressortait d’un papier qui se voulait juridiquement étayer, une critique insidieuse et gratuite envers le président américain et son entourage. Sur internet, une approche diamétralement opposée apparaît, mieux construite, à mon avis. Un article de l’économiste Charles Gaves diffusé par le blog à lupus montre en gros l’enrichissement, à coup de centaines de millions de dollars versés par la Russie, de la fondation Clinton. Société postiche, uranium, finance internationale se mélangent à des sommes fabuleuses à l’époque où Hillary Clinton était la secrétaire d’état d’Obama. On est là dans l’accaparement de haut vol au détriment des américains. Mais si nos journalistes se taisent jusqu’au moment où leur patron leur permettra peut-être un jour de raconter ce qui se passe, l’affaire est relatée maintenant dans le Washington Post et commence à faire des vagues outre-Atlantique.

Aux USA, la révélation de toutes les malhonnêtetés commises par ces protestants d’où qu’ils viennent, qui, à les en croire, prient à tout bout de champ et vénèrent dieu sans cesse, sont en train de faire exploser la société. Personne n’attend plus rien de l’american way of life et les gagnants de la mondialisation apparaissent de plus en plus comme des malfrats. Au conflit entre les différentes ethnies s’ajoute une lutte des classes qui ne dit pas son nom. Le cocktail est explosif.

Frédéric Le Quer