Hamon, l’étoile filante

Par Lundi 23 janvier 2017 Permalink 4

« Mais aujourd’hui, Hamon, il abandonne le PS. Il est quoi? Pas grand chose. » Cette phrase tirée du livre, « Un président ne devrait pas dire ça » révèle une fois de plus, l’acuité visionnaire de François Hollande. La Grande Bretagne resterait dans l’UE. Trump ne serait pas élu. Les chômeurs en France bénéficieraient de la reprise mondiale inéluctablement cyclique. Tout faux! Il comprend soi-disant tout. Visiblement il ne devine jamais rien!

Hamon va donc probablement être le candidat du PS quelques semaines avant qu’il ne se rallie à Emmanuel Macron contre la promesse de devenir premier ministre. Valls n’a plus beaucoup de chances. Même les électeurs socialistes de la dernière heure veulent sortir les sortants. Il s’agit bien là des ultimes soubresauts d’un parti décati. Du congrès d’Epinay au hollandisme, les renoncements n’ont jamais cessé afin que les éléphants arrivent tour à tour au pouvoir. Foin d’idéologie. Un carriérisme chevillé au corps a fait l’affaire. Ils se sont bien goinfrés et c’est maintenant fini.

Leur conversion aux thèses du patronat français n’a pas, malgré le soutien des médias, été suffisant. L’immigrationnisme transformé par opportunisme en idée de gauche révolte les français qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts alors qu’on exige qu’ils partagent leur misère. Ils étaient moins d’un million et demi à voter hier. Et encore vu le peu de contrôle qu’il y avait, il est à parier que certains ont voté deux fois! Étaient-ils seulement un million? Pas sûr du tout.

Alors les caciques seront bientôt tous derrière Macron, le chantre du capitalisme mondialisé, pour tenter de sauver un siège un peu bancable même dans un département ou une ville de province. Il faut bien manger. Hamon est un épiphénomène. Il se ferait dévorer tout cru par Mélenchon s’il insistait. Au royaume socialiste des aveugles, les borgnes sont rois. Quand ils en sortent, ils ne restent pas moins borgnes…

Les souverainistes se sont retrouvés à Coblence ce week-enk. C’est un événement beaucoup plus important puisque Marine Le Pen n’est ainsi plus stigmatisée. Hamon à coté, électoralement, c’est de la gnognotte.

Frédéric Le Quer