Haine anti flic

Par Mercredi 18 mai 2016 Permalink 2

La police a des états d’âme et manifeste aujourd’hui. Ras le bol de la haine anti flic! Voyez donc! Un policier en civil a pris un pavé dans la figure quand il a été reconnu dans un cortège contre la loi travail. Ces fonctionnaires veulent être appréciés à l’égal des infirmières ou des institutrices. Ils ont besoin d’amour.

L’amour, c’est le grand drame de notre époque. Aimer librement qui on veut est la grande affaire de notre gouvernement. Il a commencé comme ça avec le mariage pour tous et finira ainsi avec le projet de loi sur le changement d’état civil des personnes transgenres. Il ratisse large, il est à une voix près. C’est aussi l’amour qui laisse nos flics désarmés devant les casseurs. Il est tout amour Cazeneuve et du coup préfère ne jamais donner d’ordres clairs à ses services pour ne pas être responsable d’une bavure. Ce petit lâche bedonnant  cherche l’esquive au lieu de soutenir son personnel. Il espère même sûrement intérieurement qu’il se fera démolir pour discréditer les manifestants. Un jeu à deux bandes où l’intégrité physique de ses policiers importe surtout pour des raisons politiques. Le ministre de l’intérieur les place devant et  au milieu de la  manif, histoire de jouer les agents provocateurs et que cela finisse mal. Il est plein de vices de petit chauve!

C’est la faute de notre époque aussi. Elle n’accepte plus la violence, la baston, les coups de feu. Au moindre œil amoché, la presse se lamente, à la moindre vitrine brisée, elle pleure sur le petit commerce, au moindre panneau arraché, pavé décelé, elle vole au secours du bien public… Il y en a même qui passe à la télé pour expliquer qu’il faut compter sur les parlementaires pour régler les problèmes! Quel foutage de gueule!

Alors la police est perdue et ne comprend pas cette haine anti flic. Elle l’aime la CGT, elle l’aime aussi Besancenot. Elle aime les « nuit debout » et les zadistes. Et comme elle n’a plus le droit de taper dessus, il faut mieux aimer tous ces gens, le contraire serait trop frustrant. En attendant, la violence seule fera reculer le gouvernement.

Frédéric Le Quer