Guerre civile, une forte hypothèse

Par Dimanche 14 août 2016 Permalink 6

Le patron du renseignement intérieur en France n’hésite pas à parler du risque de guerre civile. Le gouvernement la redoute. Les médias paralysés par la peur de devenir le détonateur de la révolte populaire ne savent plus comment informer des troubles qui apparaissent sur le territoire.

Ce matin, la veille d’un 15 août, deux faits divers alimentant la thèse de la guerre civile viennent se glisser dans l’actualité des JO, du soleil, des vacances, des encombrements sur les routes. À Rennes, avant hier, une altercation dans la rue de la soif a eu lieu entre la communauté musulmane et les jeunes bretons soutenus par les commerçants et les passants révoltés par tous les délits impunis perpétrés en plein cœur de la capitale régionale. Cette simple échauffourée dénote le climat de tension. En Corse cette nuit, la bagarre au couteau qui opposa les jeunes à, encore une fois, la communauté musulmane fut bien plus violente avec un individu entre la vie et la mort. L’île a su se battre contre la mondialisation à la française et le sabotage de ses côtes, elle ne veut pas se laisser avoir par la submersion migratoire…

En revanche il est intéressant de constater que lors des deux deniers attentats à Magnanville et à Nice, la population n’a pas bronché. Ces deux endroits sont des bastions Front National qui récolte aux élections plus de 40% de voix. Les déclarations à l’encontre de ce parti disant qu’il attise la haine ne tiennent pas debout, son électorat restant particulièrement calme. Il faut plutôt voir dans les prises de position de Marine Le Pen et ses amis, une parole qui se libère, qui permet de respirer dans l’étouffoir bien pensant, participant au débat républicain.

La société civile se sépare, se désolidarise progressivement de la communauté musulmane. Le gouvernement cherche à faire croire que ce serait une victoire des terroristes qui veulent, pour reprendre leur terminologie, enfoncer le ventre mou de la communauté internationale dont la France est l’emblème! Encore une fois nos dirigeants veulent nous endormir: ces débuts de révolte sont la manifestation de l’instinct de survie d’une société que le pouvoir refuse de protéger. Quand la police et l’armée, puisque le gouvernement lui donne une mission de sécurité intérieure, retrouveront leur poids grâce à des lois les aidant réellement, les citoyens n’auront plus besoin de se substituer à elles.

Frédéric Le Quer