Le gouvernement a peur des banlieues

Par Mercredi 12 novembre 2014 Permalink 12

C’est à des scènes d’émeutes reproduites dans différents quartiers de St Denis (93) auxquelles la ville a eu droit lundi. Le sous-préfet s’était précipité le matin devant les médias pour minimiser les exactions en mettant plus en cause la présence de poubelles que celle des incendiaires pour expliquer le feu qui a brûlé la façade du lycée où tout à commencer.

Seulement les choses ne se sont pas arrêtées là. Le saccage du centre-ville, le pillage de magasins, l’agression de passants et d’automobilistes s’en sont suivis.  Le gouvernement, le sous-préfet est son agent, continue à privilégier le mensonge pour parler des zones de non-droit qui se multiplient aux portes de la capitale.

Une certaine jeunesse ne connait pas de limite à ses pulsions destructrices, à sa haine d’un certain type de civilisation, à son besoin de défier les institutions puisque aucune autorité ne fait plus respecter la loi de la république. La police a renoncé et ne risque pas de provoquer quiconque par sa présence car elle est totalement invisible sur ces territoires.

Nier la réalité ne fera que les enfoncer dans la violence et la haine. La pauvreté ne peut constituer une explication, le département étant l’un des plus riches de France, abreuvé de subvention et largement financer par le Qatar, grand ami des présidents qui se succèdent à l’Elysée, tous ignorants de la vie d’une banlieue, dans les faits sinon géographiquement, aux confins de la nation.

Après l’ultra violente agression de vendredi dernier et la révolte de St Denis, la tension que certains habitants ressentent, commence à apparaître au grand jour et à déchirer le voile de dissimulation, d’interprétations fausses, d’angélisme hypocrite qui enveloppe les événements quotidiens qui font la joie de ces ghettos… Il est complètement impossible de voir l’immigration de masse, telle qu’elle est subie par le peuple français car voulue par le gouvernement, comme une quelconque chance ou opportunité pour la nation parce qu’elle se constitue d’individus qui n’ont aucun sentiment pour le pays qui les accueille et même parfois un vraie détestation.

Cette politique migratoire qui pousse au déracinement de toutes les parties (aussi bien les autochtones que les étrangers) entraîne un chômage de masse. Les emplois proposés sont largement insuffisants pour absorber correctement le flux permanent de gens entrant en France. La précarité induite est probablement voulue; personne n’y trouve son compte hormis des multinationales qui imposent les conditions de travail qu’elles souhaitent.

La France est au bout du système. Le gouvernement joue les autistes. Les urnes vont se charger de le ramener à la réalité… Les urnes, peut-être, sinon ce sera la guerre civile.

Frédéric Le Quer

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