Gérard Larcher se lâche

Par Vendredi 20 mars 2015 Permalink 13

Gérard Larcher, le consensuel président UMP du sénat, l’un des derniers  vrais gaullistes, un proche de François Fillon, le réservé résident de la très discrète île de Batz  quand arrivent les beaux jours, a déclaré hier: « Notre capacité collective d’intégration est saturée ».

Evidemment, d’autres ont dit plus ou moins la même chose, comme Michel Rocard soulignant que « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde… » Mais cet ex premier ministre alambiquait tant son propos, lui faisant perdre toute force républicaine et toute substance que celui-ci n’eut aucune espèce de conséquence sur la politique migratoire en France. Il avait parlé pour ne rien dire, sinon se faire incendier par son groupe!

Gérard Larcher y va carrément, sans langue de bois dénonçant en filigrane l’échec scolaire des enfants d’immigrés, les différences entre individus célébrées alors qu’elles vont à l’encontre de l’unité nationale, les flux migratoires incontrôlés, les insuffisantes capacités d’intégration des nouveaux entrants, la nationalité française galvaudée, l’abandon des français vivant en zones périurbaines… Certes en bon politique il n’a pas employé directement ces termes mais le sens était clair.

Les raisons de cette sortie doivent bien sur être considérées à l’aulne des départementales de dimanche qui risquent, malgré des sondages faussement indécis, de révéler un raz de marée bleu marine. L’entêtement des médias à dire qu’elle ne peut pas gagner de départements est un mensonge que le troisième tour se chargera de démontrer. L’UMP n’est pas dupe,  et tente donc un coup sur le sujet de l’immigration qui est de plus en plus essentiel pour les gens dont le sentiment de bonheur se perçoit aussi au travers de l’unité nationale et d’unité il n’y en a pas. C’est aujourd’hui en France de dislocation nationale dont il faut dorénavant parler!

La remise en cause du bien fondé de l’immigration par le deuxième plus haut personnage de la république n’est pas anodine. Cette prise de conscience, dénuée de racisme ou de xénophobie mais considérant uniquement le bien être des français devra permettre à l’avenir de délier des langues paralysées par la dictature de la pensée unique. Dire qu’il faut en finir avec l’immigration n’est pas une critique du monde musulman ou de l’Afrique subsaharienne, c’est une volonté de protection du peuple français et l’état est justement fait pour ça.

Frédéric Le Quer