Gendarmerie en question

Par Vendredi 29 décembre 2017 Permalink 6

A l’heure des bilans de fin d’année, celui de la gendarmerie nationale, force armée sous l’autorité à la fois du ministre des armées et du ministre de l’intérieur, n’est guère reluisant. Personne n’en parle, pourtant les exemples sont légions:

-Évoquons tout de suite l’enquête sur l’affaire Grégory ressortie il y a quelques mois, qui a été complètement pourrie par l’incompétence des gendarmes qui en ont eu la charge dans un premier temps.

-Le meurtre de la joggeuse Alexia Daval dont le corps calciné a été retrouvé sous des branchages après sa disparition, semble devoir être encore un crime non élucidé. La gendarmerie, soi-disant en pointe sur l’analyse scientifique des indices, aurait prélevé des empreintes et des traces d’ADN pour résoudre le mystère de l’horrible mort de la jeune femme, peut-être par asphyxie. Indices ou pas, nos gendarmes restent dans l’impasse et se révèlent incapables d’obtenir des résultats concrets.

-La disparition de la petite Maélys semble aussi pour les gendarmes bien trop compliquée à résoudre. Un suspect a été arrêté, puis relâché, ses auditions reportées. On s’aperçoit aujourd’hui que les gendarmes ont commis une erreur de procédure en ne filmant pas les interrogatoires alors que le code pénal l’exige dans une affaire criminelle. Le corps de l’enfant reste introuvable pour la gendarmerie. Cafouillage et incompétence ressortent à l’évidence de ce dossier.

Mais cela concerne les grandes affaires médiatisées. Les petites choses de la vie courante témoignent aussi d’un certain esprit laxiste qui anime, ou sclérose plutôt, nos gendarmes. Personnellement cambriolé au printemps dernier, des gendarmes sont venus constater l’effraction le lendemain du soir où je les ai appelés. C’était bien, c’était rapide. Mais dans leur empressement à bien faire, ils ont oublié le matériel qui aurait pu leur permettre de découvrir des empreintes. Et comme la gendarmerie est à 10 km, soit bien trop loin pour qu’ils se donnent la peine de revenir, les choses en sont restées là…

La seule compétence de la gendarmerie apparaît être dans son acharnement à traquer les excès de vitesse. Personnellement, décidément je parle de moi et je vous demande pardon, sur une route rectiligne des Deux Sèvres sans la moindre circulation, un radar des gendarmes dans une vieille Opel m’ayant flashé à 91 km/heure m’a valu 1 point de moins et une amende en mai dernier…

Si la gendarmerie ne se sent pas capable d’enquêter sérieusement sur des dossiers non moins sérieux, il faut envisager que la police nationale puisse petit à petit la remplacer pour qu’elle se concentre sur sa matière de prédilection, la circulation routière.

Frédéric Le Quer