Fusillade en Californie

Par Jeudi 3 décembre 2015 Permalink 5

A San Bernardino en Californie, un homme et une femme mitraillent hier des innocents et font des dizaines de victimes. Les agresseurs présumés abattus par la police s’appelaient Syeed Farooq et Tashfeen Malik. Il est établi grâce au début de l’enquête que l’homme musulman faisait sa prière plusieurs fois par jour et se complaisait dans une dévotion ostentatoire depuis quelques années. Il a agi avec sa femme au cours d’une fête de Noel donnée en faveur des habitants du comté. L’Etat Islamique se félicite déjà de l’action accomplie.

Compte tenu de ces éléments, Politiqart, à l’inverse de l’ensemble de la presse, est en mesure de fournir un scoop à ses lecteurs: ces crimes de Californie peuvent être assimilés à un attentat islamique! Les terroristes ont répondu aux demandes de certains imams de frapper les mécréants, les apostats ou que sais-je encore,  partout dans le monde avec les moyens du bord. Ceux-ci étaient importants.

Le pouvoir a peur. Les milieux d’affaire ont peur. La presse aux ordres va de couardises en renoncements. Les évidences sont niées systématiquement soi-disant dans le but de maintenir la paix sociale mais en fait, surtout, pour soumettre plus aisément la population à une pensée totalitaire concernant les modèles économiques et sociaux en train d’être installés. Toutefois, devant l’évidence, du bout des lèvres certains finissent à admettre, par exemple, comme Manuel Valls que dans les migrants se cachent des terroristes, après avoir dit pis que pendre de ceux qui les alertaient cet été!

Le refus de nommer systématiquement les agresseurs, les islamistes, n’aide ni l’arabe plus ou moins croyant mais quoi qu’il en soit discret vis à vis de ce qu’il pense de la religion, ni les français de souche qui un jour ou l’autre se lèveront contre l’ennemi sans faire de distinction… Du moins s’ils veulent rester ce qu’ils sont! Il a fallu deux semaines après les attentats du 13 novembre pour fermer trois mosquées salafistes, autant dire une éternité… Que pouvaient trouver les enquêteurs lors des perquisitions après tout ce temps? Rien.

Les dirigeants et les médias continuent de refuser l’obstacle. Ils n’affrontent pas en face la difficulté dans l’espoir vain que les choses se tassent. Gouverner c’est pourtant prévoir, mais eux ne gouvernent pas, ils profitent.

Frédéric Le Quer