François Hollande fête son élection

Par Vendredi 7 novembre 2014 Permalink 24

François Hollande a fait son show et il est reparti, soi-disant content de lui! Des réformes, il en a plein la bouche! Moins il en fait ou plus elles sont reportées ou plus elles finissent par accoucher d’une souris, plus il les exalte, plus il s’en revêt comme un chevalier d’une armure. Se croire réformateur lui donne bonne conscience, lui explique son impopularité, le tranquillise face à son destin.

Pacte de compétitivité, CICE, emploi d’avenir, son jargon devient imbuvable! Une de ses interlocutrices a osé lui faire entendre que dans la réalité, sa compétitivité était plutôt un handicap; il a fait semblant de ne pas comprendre. François Hollande est l’exécuteur des hautes œuvres, le bourreau de la société française… Mais comme il est volubile! Toujours ses phrases de technocrate sans lyrisme, sans référence littéraire. Elles ne sont pas là pour répondre, elles comblent le vide, celui de la vacuité de sa présidence, celui du gouffre où la France se précipite. Un jeune représentant de la diversité, musulman, marseillais, humble, un peu sans dent pour reprendre le fameux « bon mot », pas voyou, l’exact profil de l’électorat chéri du chef de l’état n’avait pas l’air non plus d’être satisfait… Socialement, fiscalement, au niveau éducatif, les actions gouvernementales ont favorisé depuis deux ans et demi cette catégorie ingrate apparemment. Mais ce n’est pas grave et les efforts continuent avec une ressaussée d’emploi d’avenir qui coûtera cher aux autres…

Avenir, oser employer ce mot pour une telle fumisterie pourrait passer pour de la provocation chez quelqu’un connaissant le pays, sa population, son malaise autrement que par des statistiques ou des rapports; cynique, odieux, provocateur, idiot, on ne sait plus quel adjectif choisir pour qualifier le président de la république… Dans sa boite à outil ses instruments datent de l’age de fer; il est inadapté à la société qu’il dirige parce qu’il ne la connait pas.

Pas un mot n’a d’ailleurs été prononcé sur la crise d’identité française qui participe au drame social. Chérir son pays est l’acte fondateur d’une nation. Le négliger, le craindre, le fuir est sa déconstruction. Les Français en sont là. L’identité est dévalorisée. La population se communautarise en même temps qu’elle s’appauvrit. La devise de la république avec le mot fraternité n’a jamais sonné si creux. François Hollande hier n’avait rien à fêter.

Frédéric Le Quer

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