Flexibilité précarité pauvreté

Par Samedi 30 décembre 2017 Permalink 1

Flexibilité précarité pauvreté. 2017 a curieusement montré que les français dans leur ensemble avaient entériné les rapports de cause à effet de la politique que l’Union Européenne souhaite mener à travers le continent. Un certain fatalisme mêlé à du découragement et de l’autodestruction les a poussé à élire celui qui mettrait le plus fidèlement en place cette politique économique comme si ils voulaient en finir le plus vite possible. Les populations n’ont sans doute pas encore vu qu’il s’agissait principalement de baisser la masse salariale des entreprises pour accroître les bénéfices sur leur dos puisque tout est fait pour leur cacher en leur faisant croire des inepties comme par exemple qu’ils auraient plus de travail en se laissant plus facilement virer! Ce nouveau management va de paire avec une immigration outrancière nécessaire pour rendre le travailleur interchangeable sans plus aucun pouvoir de négociation car archi concurrencé.

2018 va confirmer inéluctablement que la société précédemment composée en majorité d’insiders, i. e. de gens insérés aux revenus stables, va basculer, et les choses vont aller vite, vers une majorité composée de gens perdus, largués, multipliant les contrats courts en perte totale de stabilité. ça n’empêchera pas les chiffres du chômage de s’arranger grâce aux tours pendables des statisticiens mais intermittence et dérégulation vont devenir les deux mamelles de la France. Pourra-t-on parler d’outsiders quand la plupart d’entre nous va être le jouet de l’ultralibéralisme? Quand la précarité sera la norme? Un nouveau prolétariat se dessine sans machine mais avec un patronat tout puissant aux revenus inimaginables pour la base car voulant se prémunir d’une prochaine crise que les banques centrales n’éviteront pas, retarderont encore néanmoins jusqu’à ce que les plus riches pour qui elles travaillent se soient mis définitivement à l’abri.

Bonne chance!

Frédéric Le Quer