Eugène Galien-Laloue (1854-1941)

Par Dimanche 12 février 2017 Permalink 1

Prévoyez de 10 000 à 20 000 € pour vous offrir une gouache d’Eugène Galien-Laloue! Du moins de celles qui plaisent, non pas d’une vue de village ou de campagne qu’il est possible de s’offrir pour 1 000 €, mais une représentation des années de la Belle Epoque à Paris, rive droite en général, des Grands Boulevards au Châtelet. La lumière de ses paysages citadins à la facture impressionniste varie subtilement en fonction des saisons. Il y a aussi les personnages pris sur le vif, dans l’instantanéité, traversant une rue devant un tramway, abrités sous un parapluie, en haut de forme pour les messieurs, en manteau long et chapeau pour les dames. Tout un monde revit à la vue des tableaux de Gallien-Laloue, jamais tristes mais exaltant la vie moderne due à l’industrialisation qui commence.

Cet employé des Chemins de Fer qui trace dès 1874 le parcours des voies allant de la capitale vers la province se lie à un marchand de tableau qui l’oblige à passer par lui pour vendre ses œuvres. Si inconnu ce contrat lui est nécessaire, la notoriété grandissant le transforme en boulet. Alors le peintre signe pour éviter de donner une commission à l’intermédiaire avec de multiples pseudos comme Dupuy, Gallany, Langinais ou Lievin pour vendre directement à sa fervente clientèle.

Quelques exemples de résultats aux enchères:

En une, La Madeleine, marché aux fleurs en hiver, gouache signée Galien-Laloue 26 x 45 cm adjugée par Salles des ventes de Chinon svv le 21 mai 2012 22 800 €. Ci-dessous, Porte Saint Denis Gouache et aquarelle sur papier, signée en bas à gauche 19 x 31 cm à vue fit chez Aguttes le 24 novembre 2016 8925 €SAM_3021

Ci- dessous, Le Marché aux fleurs de la Madeleine à Paris 18,5 x 31,5 cm gouache sur papier fut adjugé à Lyon le 5 mars 2012 chez Chenu-Bérard-Péron svv 21 720 €.SAM_3026

Frédéric Le Quer