Encore une belle enchère pour Emile Gallé

Par Samedi 7 novembre 2015 Permalink 5

Entre Emile Gallé et les arts décoratifs, l’histoire d’amour, après des décennies d’oubli, ne se dément pas depuis les années 80 qui virent sa redécouverte par les japonais. Il continue d’être indéniablement la figure de proue de l’école de Nancy.

Une très belle enchère est venue hier ponctuer la vente d’objets art nouveau à Drouot en salle 4 par la SVV Leclère. La coupe à la une d’Emile Gallé, de forme minérale, à décor de sauterelles, montée en vermeil par l’orfèvrerie Paul Tallois de 26 cm de hauteur et ayant eu l’honneur d’apparaître dans le livre de Ray et Lee Grover, European art glass, était au mieux estimée 20 000 €. Une bataille d’enchère qui se termina entre deux téléphones poussa le prix à 44 000 € plus les frais, soit environ 55 000 €.

Si l’on met à part cette enchère record, les autres objets partirent aussi très bien, souvent au-dessus de l’estimation haute, notamment les intéressantes cires patinées de Gallé en semi relief.

Depuis septembre les beaux objets étaient rares à Drouot et les enchères évidemment s’en ressentaient. Avec l’approche des fêtes de fin d’année, la grande salle des ventes parisienne monte d’un cran. De très beaux objets anciens sont actuellement visibles gratuitement au rez-de-chaussée. Par exemple un Fragonard, une esquisse, où l’on devine l’extrême rapidité de la touche du peintre, y est à admirer; pour les plus riches, comptez quelques centaines de milliers d’euros!

Frédéric Le Quer