En mémoire de François Hollande

Par Lundi 17 octobre 2016 Permalink 4

François Hollande est lâché par ses derniers soutiens qui n’étaient évidemment pas les français mais quelques pointures du Parti Socialiste et surtout les médias. Ces derniers voyaient en lui un gage de stabilité pour leurs bailleurs de fonds, les grandes entreprises internationales. Le président est dorénavant perçu pour un électron libre capable de dévoiler n’importe quel secret pour se rendre intéressant.

François Hollande fait peur à la ploutocratie. Non pas qu’il soit devenu de gauche, ce serait un moindre mal vu que ça ne veut plus dire grand chose, mais il est hors de contrôle! Ses épanchements continuels nuisent à la confiance. L’histoire de Tsypras voulant sortir de l’€, raconté dans un livre n’apporte rien d’utile mais nuit gratuitement au dirigeant grec sans rendre vraiment le président français très malin. L’histoire des relations franco-russes étalées dans une émission de divertissement dénote l’incongruité de la politique étrangère française. L’histoire des magistrats, alors qu’en effet il y aurait beaucoup à dire, est une attaque si mal construite que le chef de l’état la conclut piteusement par des excuses.

La semaine dernière a donc scellé le sort de François Hollande. Non pas qu’il eut beaucoup de chances de faire un second mandat, mais une certaine neutralité journalistique bienveillante eut accompagné sa candidature. Mais là, le deep state n’en veut plus. « Dehors, le comique » s’écrie-t-il agacé. « Il faut passer ton tour ». Si François Hollande s’accroche, il subira une punition à travers un score lamentable. S’il s’en va, tout le monde l’oubliera au plus vite et il pourra continuer à se gargariser d’avoir réussi sa vie.

En effet, l’homme d’après ses nombreuses confidences ne se raccroche plus qu’à une autosatisfaction à l’envergure restreinte à lui-même! « J’ai réussi ma vie! » So what? On s’en fout de sa petite vie qui participa à rabaisser la France comme jamais elle fut rabaissée auparavant. On s’en tape de son plaisir égoïste consistant à se réjouir de sa carrière. Les ambitions d’un président doivent largement dépasser sa propre personne, mais lui n’a jamais été président. Au mieux, il fut une espèce d’assistante sociale compréhensive trouvant des mots gentils pour compatir aux centaines de morts qui parsèment son mandat. François Hollande s’en va et personne ne le regrettera.

Frédéric Le Quer