En finir avec le lepénisme népotique

Par Lundi 11 septembre 2017 Permalink 3

Le lepénisme est mort. Jean-Marie, c’est de l’histoire ancienne. Marine garde la tête sous l’eau. Marion attend qu’on la rappelle à corps et à cri pour sauver le parti.

Marine Le Pen se suicide à cause de l’euro. Non pas que d’en sortir est une mauvaise idée, c’est la seule politique alternative crédible à celle de Macron, mais l’avocate ne maîtrisant absolument pas les subtilités économiques à développer dans cette hypothèse, fait bien plus de mal à sa cause qu’elle ne la défend. Résultat, depuis les présidentielles, les français ne veulent plus entendre parler de la monnaie unique. Elle est pour eux inéluctable. Marine Le Pen cherche maintenant à abandonner la partie à ce propos. Mais tout cela n’est pas clair, manque évidemment de conviction. Quant à changer le nom du Front National, il fallait le faire, il y a un an et demi!

Marion Maréchal Le Pen est en embuscade avec deux sortes de soutien. D’abord les nombreux barbons libidineux enthousiasmés par sa joliesse. Ne riez pas! Dans le milieu politique français cela fait beaucoup de monde. Ses idées réactionnaires ne les dérangent pas, bien au contraire. La jeune femme est une sorte de résurrection de l’action française à elle seule, une action française pas royaliste mais nationaliste et républicaine. Dans la société d’aujourd’hui, il n’y a aucune issue à un tel courant de pensée. Cette absence d’issue entraîne son autre soutien, celui des médias. Ces derniers ont bien enregistré que l’idéologie portée par la petite fille Le Pen n’a aucune chance d’avoir l’agrément d’une majorité absolue d’électeurs. Alors on la pousse en faisant croire à la population qu’elle est la seule à porter un projet patriote de rechange. Il sera bien temps de la briser une fois qu’elle aura pris les rênes du parti.

Le souverainisme mérite bien mieux que ce que les Le Pen offrent à la France. C’est sans eux qu’il doit se construire et c’est seulement à cette condition qu’il peut gagner les élections. Il faut maintenant que ceux qui portent cette opinion sachent ouvrir entre eux des passerelles. De leur courage, dépendra le devenir de notre pays.

Frédéric Le Quer