Emplois précaires et mal payés

Par Jeudi 4 janvier 2018 Permalink 3

Le phénomène des emplois précaires et mal payés ne cesse d’augmenter. Depuis 2012, dans la zone €, d’après Eurostat, 80% des emplois créés sont temporaires ou à temps partiel. Le démantèlement des accords de branche répond à la demande patronale de flexibilité à tout prix. Toute l’Europe est concernée puisque l’UE est une organisation promouvant l’ultralibéralisme.

Un reportage hier soir sur France 2 chantait les louanges du modèle allemand sans la moindre restriction. Il fallait, bien sur, voir derrière cette publi-information, la volonté de promouvoir la politique socio-économique d’Emmanuel Macron, politique qu’il a l’intention d’amplifier dans les mois à venir. Pourtant en Allemagne, le nombre d’heures travaillées n’a guère augmenté, reste inférieur à celui des années 90, simplement le travail disponible a été réparti entre davantage de gens ce qui signifie des temps partiels voir des mini jobs pour des travailleurs s’appauvrissant de facto. Comment font pour vivre neuf millions et demi de citoyens allemands avec des mini jobs, des temps partiels, des emplois temporaires et de l’auto entrepreneuriat? Aucun miracle derrière ceci: Ils rament et les chiffres de plein emploi de leur ministre ont cessé de convaincre qui que ce soit outre-Rhin d’où l’une des raisons pour Merkel de la difficulté pour trouver des partenaires afin de se maintenir au pouvoir.

La flexibilité, la religion des ploutocrates, n’a d’utilité que pour ceux qui embauchent. C’est une manière de faire payer la crise de 2008 au peuple en exonérant les riches de leurs responsabilités, une manière de réduire les salaires dans le secteur privé, une manière de limiter le pouvoir des syndicats. Les bienfaits pour l’économie apparaissent complètement nuls. Le détricotage des avantages sociaux conquis sur des décennies ne procurent évidemment aucun avantage à ceux qui en étaient bénéficiaires. Mais les riches s’enrichissent ainsi plus facilement et c’est bien le but recherché par leur président, le chef d’état français, Emmanuel Macron, en faisant des emplois précaires et mal payés, la future norme.

Frédéric Le Quer