Emile Reiber (1826-1893)

Par Samedi 20 janvier 2018 Permalink 2

L’architecte, décorateur, dessinateur, Emile Reiber décéda un peu avant les quelques années véritablement marquées par l’esthétique art nouveau. Il en eut été, incontestablement, lui qui trouva son inspiration dans la vogue japoniste qui marqua opportunément la seconde partie du XIXe siècle, siècle toujours à la recherche d’évasion, siècle qui prit un malin plaisir à revisiter les arts du passé ou ceux d’ailleurs. « Le grand prêtre du japonisme » comme le surnomma Lucien Falize, bijoutier allant devenir un pionnier du mouvement art nouveau, entra chez Christofle en 1860, y fut nommé chef de l’atelier de dessin et de composition en 1865.

Emile Reiber s’inspira des bronzes japonais et chinois en cherchant à réaliser des alliages et des incrustations à leur manière tout en adaptant les objets au gout et à l’usage français. Ses pièces décoratives trouvèrent le succès aux expositions universelles de Vienne en 1873 et de Paris en 1876.

Ce succès continue d’être présent de nos jours où les objets d’Emile Reiber sont particulièrement bien prisés des connaisseurs. Le pied de lampe en une, en bronze patiné doré relevé de décors d’émaux cloisonnés polychromes de dragon, présenté par Audap-Mirabaud svv à Paris, le 27 mars 2015, daté de 1875, haut de 50 cm, obtenait une enchère à 45 288 €, tout de même! Le vase rouleau en bronze et émaux cloisonnés, ci-dessous, cachet Christofle, daté 1874, haut de 23 cm, était estimé par Hotel des ventes des notaires du Bas-Rhin pour sa vente du 25 juin 2017 entre 5 000 et 6 000 €.SAM_6059

Signalons enfin la jardinière « pomme de pin » en bronze doré, patiné et métal argenté, 13 x 48 x 20 cm daté de 1878, d’après un dessin d’Emile Reiber, ci-dessous, qui passait chez Jean-Marc Delvaux svv à Drouot le 24 avril 2013 et se vendait 36 556 €.SAM_6061

Frédéric Le Quer