Élite mondialisée

Par Lundi 17 avril 2017 Permalink 2

Lorsque certains citoyens d’un pays se sentent plus proches d’autres citoyens d’autres pays que de leurs propres compatriotes, ils forment une élite mondialisée déconnectée des réalités de la population. Quelques parisiens, quelques berlinois, quelques londoniens, quelques new-yorkais, etc forment ainsi une seule et même classe soudée célébrant le village globale en ignorant les besoins entendus dans le Berry, en Poméranie, dans le Yorkshire ou dans le Kansas. Ces individus dictent, dans leur seul intérêt, les transformations de la société.

Les élections sont pour cette caste un rappel à l’ordre. Elle le sait et pour cette raison, tente de les manipuler comme ce fut le cas désespérément au Royaume Uni et aux USA. On l’observe actuellement en France. Macron, son leader préféré, fabriqué par elle, presqu’autoproclamé président, devait gagner sans coup férir. Mais à quelques jours du scrutin, cette fameuse élite mondialisée concède enfin que rien n’est joué. Décidément la propagande n’est pas un concept aisé à mettre en pratique. Certes, la presse ne dit pas qu’elle ment depuis des mois. Certes les sondeurs n’avouent pas le trucage de leurs chiffres. Ce sont les français qui auraient massivement changé d’opinion! Personne ne peut réellement y croire. Mais pour ne pas perdre la face, les censeurs institutionnalisés se mettent petit à petit au diapason des électeurs et conviennent que le candidat de la continuité ne fait guère recette auprès du peuple.

La globalisation apparaît de plus en plus comme un néo colonialisme. Si ce n’est plus un pays qui en asservit un autre, encore que, ce sont quelques citoyens appartenant à une certaine caste qui asservissent leurs concitoyens. Délocalisations, chômage, immigration, islamisation sont les souffrances que subissent ces français que les médias ignorent mais qui vont se rappeler à leur bon souvenir dimanche prochain. La tutelle idéologique dans laquelle on les enferme, se fissure de toute part. La dette, cette dette que les français devraient supporter ad vitam aeternam n’est plus cet épouvantail représenté depuis des années. Si le « créditisme » s’effondre d’autres ont bien plus à perdre que le peuple! La peur des gens se situe au niveau de la perte continue de ce qu’ils sont sous prétexte de devoir s’adapter. Les jeunes en particulier ne veulent pas céder. Ils sont l’avenir.

Les menaces glissent dorénavant sur l’électorat français comme elles ont glissé sur les américains et les anglais. Le « dégagisme » n’est plus une frayeur mais un espoir, une libération. La propagande de l’élite mondialisée va cette dernière semaine faire feu de tout bois. Mais elle est bête et vulgaire. Ses ultimes mensonges ne feront que l’enfoncer davantage.

Frédéric Le Quer