Elections en Corse

Par Lundi 4 décembre 2017 Permalink 10

Suite aux résultats du premier tour des élections territoriales en Corse, les indépendantistes unis aux autonomistes ont déjà gagné. L’éventuelle autonomie à venir de la Corse ne constituera qu’un premier pas vers l’indépendance. Une fois que les corses auront la capacité de gérer leur île, il n’y a aucune raison pour qu’ils veuillent rester rattacher à Paris alors que Bruxelles est là. Aussi, nous dirigeons nous là aussi vers une situation tendant comme en Espagne, plus qu’en Espagne peut-être, à entraîner une scission du territoire national.

L’Union Européenne aide, surement à l’insu de son plein gré comme on dit dans le cyclisme, à la fracturation en rassurant en tant que puissance supranationale des régions qui se sentiraient trop petites pour devenir indépendantes. A quoi bon la France quand on a l’Europe derrière soi? Tous les partis liés au pouvoir central ont hier été laminés. Il n’y a plus aucune envie de France chez les Corses. Le Front National aussi a pris une déculottée. Inutile de voter pour lui puisque le problème de l’immigration sera réglé avec la future indépendance! Les nationalistes restent fondamentalement xénophobes quoiqu’ils en disent et les corses ne veulent surtout pas être envahis de travailleurs (ou pas…) immigrés. La politique migratoire ne leur convenant absolument pas, ils cherchent à se retirer chez eux, entre eux, loin de nous…

Comment leur jeter la pierre alors que la notion de peuple français devient une fiction? La dislocation culturelle en cours sur le continent effraie des gens attachés fermement à leurs racines. Ce n’est pas une honte. La honte, c’est le contraire. La honte, c’est de renoncer à ce qu’on est par idéologie, par mercantilisme. Tout le monde le sait y compris les nouveaux arrivants qui non seulement ne se défont pas de leur culture mais tente de l’imposer petit à petit.

Les corses ont donc raison. Ils ont bien voté. Ils ont choisi la seule issue possible pour eux, issue dramatique quand on se sent profondément français, mais seule manière de ne pas sombrer avec le navire.

Frédéric Le Quer