Dur, dur le gouvernement!

Par Mercredi 17 mai 2017 Permalink 3

Que de mal à trouver des gens au sein du personnel politique dont on est certain de l’honnêteté! Si même entre eux ils ne se font pas confiance, comment les français peuvent-ils encore croire en leurs dirigeants? 15 personnes pour devenir ministres ou secrétaires d’état dans le prochain gouvernement doivent ne pas avoir trop de casseroles (on n’est pas si exigeant que ça, on le voit avec le choix du premier ministre, article d’hier) et ne pas non plus posséder de compte en banque à Singapour ou ailleurs. C’est une denrée à ce point rare que la nomination des « serviteurs » de l’état traîne en longueur!

La situation française est bien calamiteuse. Le fossé entre ceux qui travaillent pour eux-mêmes ou une entreprise, gagnent peu en général, sont contrôlés systématiquement avec acharnement, à qui on refuse les billets de banque de peur qu’ils aient de l’argent non déclaré, que l’état pressure, se creuse avec une caste insouciante de ses devoirs, pleine de prérogatives qu’elle s’octroie avec nonchalance en exigeant toujours plus d’avantages, heureuse d’une mondialisation qui lui fait gagner gros. Non contente d’en profiter, elle tente par tous les moyens d’échapper à l’impôt, à une contribution honnête pour un pays qui lui rapporte tant. Avare et népotique, elle se permet en plus de donner des leçons au peuple et de le critiquer s’il ne vote pas en faveur de sa perpétuation. Et on voit bien que les gens sont si cons qu’ils continuent d’agir comme on leur dit!

Terminons par une anecdote moins désespérante! Hier vers huit heures du soir, métro Charles Michel à Paris, un homme au coin de deux rues avec juste dans sa main un micro qu’il n’hésitait pas à faire passer dans le public composé d’une quinzaine de personnes formant un demi cercle autour de lui, faisait campagne loin des lumières des plateaux de télévision. C’était Philippe Goujon qui postulait au renouvellement de son mandat de député avec une humilité qui avouons le pour une fois qu’on peut dire quelque chose de positif, avec une humilité qui incontestablement le grandissait. Il bossait, il travaillait sa circonscription, il agissait dans l’agora en honnête homme.

Frédéric Le Quer