Dupont-Aignan, Guaino, Asselineau

Par Vendredi 16 septembre 2016 Permalink 3

Le camp souverainiste, à la veille des présidentielles, est divisé indépendamment du clivage avec les souverainistes de gauche dont le discours n’est jamais très clair. A coté de Marine Le Pen, trois personnalités réfléchissent depuis longtemps à l’indépendance de la France, à savoir Nicolas Dupont-Aignan, Henri Guaino et François Asselineau.

François Asselineau n’apparaît que lors de la campagne électorale des présidentielles. L’homme est particulièrement intelligent mais ses idées systématiquement opposées à la doxa dominante le laisse à l’écart des grands médias qui ont toujours pris la peine de le marginaliser pour ne pas prendre le risque de le voir convaincre. Convaincre, c’est bien le mot, l’homme s’adresse à l’intelligence de ceux qui l’écoutent.

Henri Guaino est le type même des déçus du sarkozysme. Il est parti en 2007 avec du gaullisme plein la tête, il s’est retrouvé la plume d’un mondialiste capable de raconter tout et son contraire mais de toujours faire de la France une filiale des Etats Unis. « Moi je suis entré dans une famille qui s’appelle le gaullisme il y a très longtemps. J’aimerais retrouver les raisons qui ont fait que je me suis engagé. » Tout est dit sur ce qu’il pense du parti LR.

Nicolas Dupont-Aignan a totalement raté son entrée en campagne des présidentielles en n’osant pas appeler un chat un chat. Pour pouvoir continuer à se faire recevoir par les médias, il tergiverse sur l’immigration, sur la question européenne, sur l’€. Bref il n’est pas très audible bien que ponctuellement sa parole continue d’avoir du sens comme par exemple dansson intervention sur le pantouflage.

Ces trois personnages politiques ne peuvent caresser l’espoir d’avoir un destin à l’échelle nationale et on se demande bien ce qu’ils attendent pour rejoindre les rangs d’une Marine Le Pen dont la formation a perdu les caractéristiques répugnantes qui la caractérisaient du temps du père. Ils font penser à Michel Rocard qui dans un tout autre contexte avait mis bien trop de temps à se rallier à Mitterrand qui réunifiait son camp et qui n’a jamais pu combler au PS son retard à l’allumage!

Alors, un conseil Messieurs: n’ayez pas peur de ce que vous pensez, beaucoup de français sont sur votre ligne! Et si un jour MLP arrive au pouvoir, le mieux serait que ce soit avec vous…

Frédéric Le Quer