Du lynchage de policiers

Par Mercredi 3 janvier 2018 Permalink 1

Les forces de l’ordre sont encore en colère et probablement n’ont-elles pas fini de l’être! Emmanuel Macron tweete sur « le lynchage lâche et criminel des policiers faisant leur devoir ». De quel devoir s’agissait-il? Il s’agissait de stopper le saccage par 300 à 400 personnes d’une salle ouverte pour le réveillon et de ses alentours c’est-à-dire des voitures systématiquement retournées sur le toit et détruites comme quelques édicules à proximité.

Notre chef de l’état ne mentionne que l’agression contre la police et encore ceux qui y ont juste assisté en hurlant sans donner de coups, ne seront jamais inquiétés pour non assistance à personne en danger. Quant à la destruction de biens mobiliers, c’est de la gnognotte, une petit défoulement de jour de fête qui ne prête absolument pas à condamnation. Donc pour être vaguement inquiété, il faut avoir délibérément frappé un policier. On est dans la tolérance maximale. Et même si quelques voyous font un jour un peu de prison ce qui est assez peu probable dans ce cas, ils en sortiront auréolés et renforcés par cette expérience que nos dirigeants s’attachent à rendre la moins dure possible. En effet, on apprend ce matin qu’un appel d’offre en ce début d’année vient d’être lancé pendant une huitaine de jours, soit un délai très rapide, pour équiper le plus rapidement possible, comme si il y avait urgence (!), les cellules des prisons d’un téléphone fixe permettant aux condamnés d’être en lien constant avec l’extérieur. Alors que l’état cherche à faire des économies, rien n’est trop beau pour notre diversité peuplant nos centres d’incarcération! Ce genre de signal prouve, s’il en était encore besoin, la permissivité de nos dirigeants qui en réalité se foutent comme d’une guigne de l’anarchie régnant en banlieue et donc de la zone de non droit qu’elle est devenue.

Alors la seule question qui vaille est de savoir s’il faut encore laisser des policiers dans ces banlieues, au risque de les retrouver au matin blessés ou tués pour rien puisque les criminels sont mieux considérés qu’eux-mêmes. La responsabilité de l’état étant de protéger ses agents et les honnêtes citoyens, au lieu de dresser de petits murs autour de la tour Eiffel, il est temps de voir les choses en grand en en dressant autour de ces quartiers pour isoler ceux qui y vivent. La racaille y agira à sa guise (ça promet!), parqué là où elle ne nuira pas aux honnêtes gens. On a vu ça cent fois dans les films de science fiction.

Ma proposition aussi choquante soit-elle aujourd’hui sera inévitablement à l’ordre du jour dans quelques années. Pourquoi attendre?

Frédéric Le Quer