Double nationalité, la bombe à retardement

Par Mardi 22 décembre 2015 Permalink 3

« Aucun élément statistique ne permet de déterminer le nombre de Français possédant une autre nationalité que la nationalité française. » Ce fut la consternante réponse du ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, à la question concernant la double nationalité, le 11 septembre 2014, de M.Maurey, sénateur UDI-UC.

Notre état ne sait décidément rien sur rien et ne possède aucun chiffre sur quoique ce soit! Il fait de son ignorance une vertu sensée protéger les libertés publiques alors qu’il propulse ses ressortissants dans une position d’insécurité criminelle. Tous les enfants nés en France de parents étrangers issus d’un pays accordant la nationalité par filiation sont des binationaux automatiquement. Il n’ont rien à demander pour être français à 18 ans, aucun besoin de faire preuve d’un quelconque volontarisme. Leurs origines font qu’ils sont aussi du pays d’où viennent leurs aïeux. Ces faits montrent que les binationaux sont des millions dans notre pays, pour beaucoup français quand ça les arrange, étrangers autrement.

Bernard Debré vient de mettre les pieds dans le plat en déclarant à Sud Radio:  » Est-ce qu’on peut être binational? Je crois que les pays qui le refusent ont raison. » Décider qui l’on veut être semble le premier acte citoyen d’importance pour chaque personne qui a le choix. Ce n’est pas demander la lune que d’exiger un engagement sincère en faveur de tel ou tel pays et c’est le moyen le plus sûr de considérer réellement comme français des personnes qui aujourd’hui ne sont français que de papiers. Mais cela semble être inconvenant pour le chef d’état. Rien que la déchéance de nationalité française pour les terroristes binationaux, ce qui semblerait un minimum pour une personne sensée, est entrain d’être remise en cause malgré les annonces faites par François Hollande au lendemain des attentats de Paris. Il se prépare à une retraite en rase campagne, une veille de Noel pour que ça ne fasse pas trop de bruit. Le président de la république réserve aux assassins des égards intolérables non seulement pour les victimes de leurs meurtres de masse mais aussi pour tous les français en général.

La gauche avec une telle prise de position rappelle ces porteurs de valises pendant la guerre d’Algérie qui en soutenant le FLN parfois avec des armes, aidaient à la mort des jeunes soldats français, appelés du contingent.

Frédéric Le Quer