Donald Trump sur le moyen-orient

Par Samedi 16 avril 2016 Permalink 4

Alors que les européens ne cessent de payer très cher l’interventionnisme de Washington et de leurs propres dirigeants en Syrie, l’américain Donald Trump a déclaré ne pas vouloir continuer les frappes dans ce pays et se contenter d’intervenir en Irak. Une telle sagesse choque évidemment les chancelleries qui déclarent avec suffisance que l’homme n’y connait rien. Ce serait cependant la meilleure chose à faire pour espérer voir diminuer le flux incessant de migrants qui envahit l’Europe.

Les médias tentent de ridiculiser le candidat républicain qui souhaite voir les Etats Unis se retirer au moins partiellement du Moyen Orient. Il a pourtant entièrement raison vu les résultats que la diplomatie américaine a obtenu dans la région depuis Georges Bush: Elle l’a mise à feu et à sang et nous en payons les conséquence au travers de l’immigration et du terrorisme! Donald Trump ne parle d’ailleurs pas d’abandonner Israël face à ses ennemis (une de ses filles s’est convertie au judaïsme) mais de cesser cette politique stupide consistant à soutenir par exemple, comme fait Clinton, des frères musulmans tout aussi dangereux que ISIS. Par ailleurs, il considère Vladimir Poutine avec le respect dû à l’un des plus grands chefs d’état actuel et déclare: «Ne serait-il pas bien si nous collaborions avec la Russie et avec les autres pays, au lieu de dépenser des millions et des millions de dollars? Ne serait-il pas bien si nous pouvions être sur le même pied avec tout le monde, et peut-être la Russie nous aiderait-elle à lutter contre Daech, ainsi que dans plusieurs autres domaines?»

Son approche pragmatique a tout pour séduire les populations européennes mais rien pour convenir à leurs dirigeants. Elle plait en tout cas aux américains mais met l’establishment dont d’énormes intérêts financiers dépendent de leur guerre en Syrie et de leurs alliances avec l’Arabie Saoudite ou autres belles démocraties comme seul l’islam sait pondre, en état de crise. Caciques républicains ou caciques démocrates hurlent alors à l’unisson, vive Hilary Clinton, à bas Donald Trump!

L’occident serait bien inspiré d’oublier un temps le moyen-orient. Son interventionnisme n’a fait que nourrir la haine à son encontre. Les peuples européens ou américains n’ont aucun intérêt à voir perdurer cette politique. Les propositions de Donald Trump ont tout pour creuser le fossé entre dirigeants et dirigés mais  elles ont le gros avantage d’être en train de réveiller des citoyens lobotomisés jusque là par la propagande et la pensée unique.

Frédéric Le Quer