Donald Trump, président!

Par Mardi 2 février 2016 Permalink 6

On est tous un peu déçus de ne pas avoir assisté au triomphe de Donald Trump dans l’Iowa. Dans un état ultra religieux comme celui-ci, les chrétiens évangélistes constituant 60% de l’électorat des républicains, ses chances étaient nulles. Il termine second ce qui n’est déjà pas si mal!

A vrai dire Donald Trump n’ a pas grand intérêt. Homme de télévision milliardaire comme on en a aussi chez nous à une moindre échelle, il tient plus du type un peu prétentieux qui joue les gros bras que de l’un de ces grands intellectuels que l’Amérique a su faire éclore. Mais nos médias européens le détestent tant que le citoyen habitué aux prises de position anti démocratiques de ses journalistes, se dit que l’homme n’est surement pas complètement mauvais! Il dérange cette élite pataugeant dans la sociale démocratie mondialiste qui impose son point de vue dans son unique intérêt méprisant l’opinion du peuple.

Aussi plait-il aux classes moyennes! Il veut que l’i phone soit fabriqué aux Etats Unis au lieu de l’être en Chine ou encore, il souhaite que cesse cette défiscalisation des grandes entreprises américaines qui paient de moins en moins d’impôts dans leur pays d’origine ou autre exemple, il ne veut absolument pas supprimer l’assurance santé américaine. Il vise un spectre large de l’électorat en s’adressant à toute une série de catégories socio professionnelles. Evidemment son grand défaut pour les élites est de refuser l’immigration à outrance et d’être islamophobe. Mais avec un cinquième de la population américaine en age de travailler qui n’a pas de boulot, pourquoi faire venir tant de monde de l’étranger? Mais depuis les tours jumelles et les attentats en France de l’année dernière comment ne pas être effrayer par l’islam?

Les électeurs d’outre atlantique sont perdus. Entre le vainqueur des représentants, la grenouille de bénitier hyper réac Ted Cruz et le deuxième des démocrates perdant d’une courte tête, le socialiste Bernie Sanders qui dénonce l’establishment, c’est un grand écart jamais vu aux Etats Unis.  Il est visible que les américains sont plus que partagés sur la voie que leur pays doit prendre dans l’avenir, la crise économique des subprimes n’ayant été réglée que pour les plus riches. Pour tous les autres la vie est de plus en plus dure.

Frédéric Le Quer