Donald Trump gagne à Atlanta

Par Mercredi 21 juin 2017 Permalink 2

Donald Trump, l’horrible, l’abominable, le killer de Washington, l’homme que nos journaleux adore détester, vient de remporter, haut la main, un siège à la chambre des représentants après une élection dans la banlieue aisée d’Atlanta. Il s’est très impliqué en faveur de son candidat. Celui-ci l’a immédiatement remercié une fois élu. Les démocrates avaient fait le pari, « pari » n’est pas un mot pour la forme puisque des millions de $ ont été investis dans ce scrutin, de gagner grâce à des américains au niveau intellectuel et culturel élevé composant ce corps électoral qui auraient dû être révulsés par le nouveau président. Et bien non! Trump ne plait pas qu’aux bourrins des grandes plaines, des déserts et des forêts perdus. Trump plait aussi aux américains instruits qui ne se satisfont plus de la chienlit washingtoniennne, qui ne voient pas l’immigration latinos et musulmanes comme le saint Graal, qui n’attendent pas le retour d’Hillary Clinton comme le messie.

La propagande européenne anti Trump va avoir du mal à s’en remettre! Elle qui croyait tenir le bon bout après le vote britannique qu’elle analysait comme la remise en cause du brexit alors qu’il s’agit plutôt des mesures de rigueur dévoilées par May qui l’ont fait échoué, se retrouve encore sans assise démocratique. Bien sûr, il reste à ces mondialistes ultralibéraux le cas français et leur idole Emmanuel Macron. Mais Jupiter et toute sa cour semble se déliter à une telle vitesse qu’on commence à se demander ce qu’il en restera à l’automne. Plus de Ferrand, plus de Bayrou et sa bande de fripons, demain plus de Le Maire ou d’autres… En un mois c’est rapide!

La globalisation et son corollaire l’immigrationnisme croyaient avoir repris la main. Les multinationales se réjouissaient tout haut. Une boite comme Starbucks annonçait avec tambours et trompettes, l’embauche de 2500 réfugiés en Europe! Mais les populations ne sont pas encore prêtes à se laisser laminer. Les forces souverainistes n’ont pas baissé la tête. La victoire républicaine à Atlanta est révélatrice des tensions qui perdurent entre les insiders mondialistes, dirigeants, chef de grandes entreprises et leurs relais d’opinion, d’un coté et la grande masse de la population de l’autre toujours pas d’accord pour renier ce qu’elle est.

Frédéric Le Quer