Diplomatie irresponsable

Par Samedi 31 décembre 2016 Permalink 4

« Nous n’allons pas tomber au niveau d’une diplomatie irresponsable », se permet, grand seigneur, de déclarer Vladimir Poutine après les expulsions de ses 35 diplomates des Etats Unis. Obama est mauvais joueur et donne l’impression qu’il ressent comme une défaite personnelle le départ des démocrates de la Maison Blanche.

Evidemment, les cyberattaques russes ont existé et ont permis de lever certains lièvres sur la candidature Clinton, mais tous les citoyens les ressentent comme un rééquilibrage à la propagande qui leur a été servie pendant plus d’un an. Toute l’oligarchie américaine soutint Hillary Clinton, même celle républicaine. Toute l’Union Européenne relayée par tous les médias ayant droit de citer à la télévision abreuvèrent la population d’un panégyrique pour cette femme guère mérité. Pire, comme si ce n’était pas suffisant, tous s’astreignirent à ridiculiser l’adversaire Donald Trump dont le procès en incompétence ne cessa de lui être fait pour mieux mettre sur un piédestal l’élue de leur cœur sans doute alcoolique, à la vie possiblement dissolue avec une relation homosexuelle à coté de celle avec son mari, à la légèreté dangereuse vis à vis de secrets d’état pour le moins mal tus.

Donald Trump a gagné et cela ne passe pas du tout en occident. Poutine est devenu le grand chef d’état de notre époque et cela passe encore moins bien. Nos dirigeants semblent toujours se féliciter d’une diplomatie qui de Bush, avec l’Irak et l’Afghanistan, à Obama, avec la Libye et la Syrie, nous conduisait résolument vers une guerre mondiale. Alors qu’un véritable espoir d’apaisement existe dorénavant, tout est fait pour savonner la planche par l’ancien prix Nobel de la paix et ses acolytes aussi va-t-en-guerre que possible. Washington tente la politique de la terre brûlée pour gêner les relations internationales ultérieures. Le Kremlin n’est pas tombé dans le panneau et sort même grandi de cette triste histoire.

Les relations américano-russes vont retrouver bientôt des couleurs, mais les plus durs ennemis de Trump seront maintenant ses soi-disant alliés au sein de son parti comme au sein de l’OTAN.

Frédéric Le Quer