Deuxième amendement

Par Mardi 14 juin 2016 Permalink 3

La campagne médiatique après le massacre d’Orlando a dévié, pour le dénoncer, sur le deuxième amendement de la constitution des Etats Unis garantissant aux citoyens le droit de porter une arme. Ce glissement non pas sémantique mais plutôt factuel au cours duquel l’acte terroriste a changé petit à petit de sens fut une manœuvre grossière pour faire oublier le terrorisme islamique. Mais le fait divers horrible de cette nuit avec la mort tragique de deux policiers à Mantes la Jolie a rapidement remis les choses dans l’ordre.

Nous nous inquiétions hier de tous ces intifadas qui quotidiennement se déroulent dans les banlieues françaises particulièrement depuis le début du ramadan. Les forces de l’ordre sont attaquées par des individus jamais sanctionnés ni même arrêtés, la police, se sachant mal suivie par la justice, préférant simplement fuir le champ de bataille. Notre gouvernement et nos institutions doivent être incriminés pour ce laxisme venu d’une idéologie risquée qui insuffle une empathie vis à vis des criminels de la part des services de l’état allant à l’encontre de la sécurité des citoyens. La société a bon dos et la responsabilité personnelle et individuelle devrait être remise au premier plan. Mais il faut bien reconnaître que nous sommes submergés par le nombre d’individus prêts à en découdre à la vue d’un képi ou simplement d’un français de type européen et qu’il devient impossible d’arrêter tout le monde, même en construisant beaucoup de prisons.

Le citoyen doit avoir la possibilité de ne pas se laisser abattre dans la rue sans avoir les moyens de se défendre. Si nos institutions faillissent pour assurer collectivement la sécurité, se protéger individuellement devient une nécessité. Le deuxième amendement auquel les américains sont si attachés, trouve alors sa raison d’être. Dans les années à venir au rythme où progresse l’insécurité intérieure, la question se posera aussi en Europe. Nos dirigeants aiment à dire que nous sommes en guerre. S’ils sont incapables de neutraliser l’ennemi, il faudra au moins laisser les gens en capacité de survivre.

Frédéric Le Quer