Déstabilisation et chaos

Par Lundi 19 septembre 2016 Permalink 3

Les allemands ne trouvent plus ça drôle et le font savoir dans les urnes. Deux incendiaires d’un bâtiment pour réfugiés qui avait pris le soin de ne blesser personne en prévenant de leur méfait se sont vus implacablement traités par la justice allemande avec 5 et 6 ans de prison ferme. Les deux premiers violeurs du jour de l’an à être jugés, un irakien et un algérien ont pris de petites peines avec sursis malgré le désarroi encore visible des victimes à la barre… Quand le pouvoir judiciaire est aux ordres des politiques le résultat est encore une élection de perdu pour Merkel et un parti AfD qui passe de zéro député à Berlin à 20! Du jamais vu.

En France l’abject ministre de l’intérieur a été ridiculisé samedi par une fausse alerte à la bombe. Ses services sans prendre la moindre précaution pour vérifier la véracité de leurs informations sont arrivés en masse, ont bouclé le quartier des halls un samedi après midi et tant pis pour le manque à gagner des commerçants, et ont encerclé une petite église de la rue St Denis. Le vicaire éberlué est sorti dehors les bras en l’air
-Ne tirez pas! Implora-t-il.
-Les bras en l’air! A genou! Dirent surexcités les représentants du ministre.
C’était un curé, il fallait se méfier.
-Pitié!
-Avancez!
Et puis vinrent les autres paroissiens tout aussi humiliés par l’immonde cruauté de l’état suppliant la police et l’armée commandées par des nuls de ne pas les achever. Scène odieuse. Mais les hauts fonctionnaires de se féliciter devant les micros d’avoir réagi au quart de tour pour un attentat qui n’en était pas un! Le ridicule chapeaute maintenant l’incompétence du ministre de l’Intérieur qui a vu, rare palmarès qui aurait dû lui valoir l’opprobre générale, des centaines de victimes succombé depuis qu’il est au pouvoir.

Les attaques terroristes se multiplient aux Etats Unis alors que l’armée préfère abattre en Syrie les hommes de Bachar el Assad plutôt que ceux de ISIS. Cette politique, prolongement de celle de Bush, consiste à laisser régner sciemment au moyen-orient le chaos. Le chaos, c’est le mot demandé par la Pologne pour le compte rendu final de la réunion européenne de Bratislava et c’est ce qui caractérise le monde d’aujourd’hui.

Frédéric Le Quer