Des racines chrétiennes masquées

Par Mardi 29 mars 2016 Permalink 1

Plus un média n’ose parler des fêtes de Pâques. Nos grands communicants ont trouvé l’astuce de se réfugier dans la gentille historiette des œufs à chercher pour les enfants, comme à Noel avec le père Noel, sa hotte et ses cadeaux, afin de surtout ne pas risquer de se fourvoyer dans les racines chrétiennes de la France. C’est une nouvelle sorte de négationnisme: celui consistant à nier le passé séculaire.

Alors on masque! C’est même la grande ambition. Ne rien laisser subsister de compréhensible. Tout détruire en croyant réunir alors qu’on récolte ainsi un peuple disloqué, ignare, perdu. Pâque a un sens liturgique primordial. C’est parce que le Christ est ressuscité que les chrétiens existent. C’est la condition de leur foi. Tout l’occident catholique et protestant célèbre ce moment. Pour les orthodoxes ce sera dans quelques semaines, mais la célébration est identique. En France, il faut se cacher. On a la foi honteuse. Dans les valeurs occidentales, le message évangélique est à proscrire. Pourtant l’occident est devenu ce qu’il est grâce aussi à sa religion. Loin d’avoir sclérosée l’intelligence des fidèles, elle a permis de libérer, le mot est à la mode, de libérer la curiosité intellectuelle, la création artistique et d’amener le monde vers les sensationnelles évolutions technologiques connues maintenant.

Tout ce dont on profite aujourd’hui a été réalisé dans le cadre occidental chrétien. Bien sûr, à l’intérieur, ce sont révélés des individus d’autres confessions et en particuliers, indéniablement, la communauté juive a su faire éclore le génie de beaucoup de ses membres. Mais tout s’est fait à partir d’une société chrétienne dont le rythme est scandé par ses fêtes religieuses. L’état n’a pas le droit de nier ainsi l’importance de ces moments utiles pour rassembler. D’ailleurs les gens se rebiffent. Les églises étaient bondées, comme si dorénavant il était obligatoire de se positionner face à l’islam. Car tout est là: ne pas heurter les musulmans en faisant semblant que le christianisme n’existe pas.

N’en déplaise à nos tenants du vivre ensemble, la chrétienté existe encore. Elle n’a pas à avoir honte de ce qu’elle est. Au contraire, par rapport à un monde arabe dont on attend toujours ses apports pour l’humanité, non pas à cause des citoyens qui le composent mais à cause de ses croyances qui le handicapent, notre civilisation avec ses racines chrétiennes n’a absolument rien à démontrer. Au, contraire, en être fière devrait représenter la première des conditions pour diriger la France.

Frédéric Le Quer