Des lieux publics en état de siège

Par Mercredi 23 août 2017 Permalink 6

Des policiers, des gendarmes, des militaires! Ils sont absolument partout, devant chaque lieu public, devant chaque stade, devant chaque administration pour tenter de parer aux actes terroristes. L’état démontre ainsi qu’il est dans la réaction. Il est incapable d’anticiper. Il ne sait pas et on le comprend bien. Et l’état de siège perdure car il est impossible d’infiltrer une cellule à St Denis, à Marseille, à Roubaix. Les milieux sont fermés. Tout le monde se connait depuis la naissance ou alors on est le cousin de quelqu’un de connu. Pas moyen de transformer des fonctionnaires en taupes. Pire quand les services d’espionnage y sont parvenus, certaines ont été retournées, ont pris fait et cause pour l’ennemi. Ce n’est pas spécial à la France. On voit bien qu’en Espagne ou en Belgique, c’est pareil!

L’omniprésence des forces de l’ordre rend plus compliqué les attaques. Le béton armé devient le matériau phare des édicules érigés sur la voie publique. Les caméras de surveillances fliquent chaque individu au cœur des grandes villes. L’état bouche les trous, colmate les brèches. Mais l’assaillant donne l’impression d’avoir un coup d’avance à chaque fois. Non pas qu’il soit plus intelligent, mais une société se détruit bien plus facilement qu’elle ne se construit. Une civilisation ne tient que parce que ceux qui la compose, y tiennent. Tout l’enjeu est de savoir si on veut vraiment la conserver.

Actuellement des individus qu’on a accueilli, qu’on continue d’accueillir en masse, sont prêts à mourir pour se venger de la France, de l’Europe, de l’occident. Leur vie n’est rien pour eux et la nôtre ne tient qu’à un fil. Lundi matin, Marseille un homme attend son autobus, une camionnette le percute volontairement, ses jambes sont grièvement atteintes. Lundi matin, Marseille, une dame attend son autobus, une autre camionnette la percute volontairement et la tue. La veille à Villeurbanne, une femme manque de mourir étranglée parce qu’elle fumait devant une mosquée. Elle s’en sort de justesse. Les faits divers sont légions. En ce début de XXIe siècle, les citoyens français sont des survivants. D’un instant à l’autre, leur vie peut basculer. Et l’état se dégonfle, réagit ou pleurniche au lieu d’attaquer. Mais dans le fond, l’état c’est nous, c’est nous les victimes consentantes.

Frédéric Le Quer