Des commémorations jusqu’à la nausée

Par Lundi 17 juillet 2017 Permalink 3

L’état français est devenu un professionnel des commémorations. Il commémore à tout va. Il pleurniche en célébrant. Il se lamente en se souvenant du passé. Tout est organisé aux petits oignons. Il faut que ce soit beau, émouvant et triste. Il faut faire pleurer dans les chaumières. Et les chaumières pleurent, aidées en cela par des images télé en continu et des voix off qui savent employer les mots appropriés.

Les mots appropriés, c’est tout un art! Ils concernent nos amis américains si portés au nues pendant ce 14 juillet que cela en devient étrange. Ils concernent les victimes de Nice. Ce n’est pas un musulman. ce n’est pas un attentat islamiste non plus. C’est un camion fou! C’est France 2 et les autres qui le disent. Comme un robot! Il y a aussi la rafle du vel d’hiv qui dégouline de bons sentiments, où on rappelle encore Simone Veil à la rescousse. Et peu importe que l’antisémitisme ne cesse de croître, les ombres de l’unité nationale factice se déploient dans l’étrange lucarne. Le théâtre de la manipulation. Le théâtre de la propagande.

L’adhésion à ces cérémonies alors que l’état perd son autorité, la nation se délite, la France se débat au cœur d’un monde qui la regarde de haut, est impossible. Elles sont comme donner un blanc seing à des dirigeants qui ne valent pas tripette. La classe politique se gargarise, croit se défausser de ses responsabilités, de ses lâchetés par du compassionnel. Quand un état fort rappelle les malheurs passés d’un pays, il en tire les leçons. Un état faible agit comme le nôtre actuellement. Il n’y a pas de leçon. Il n’y a pas de conséquence. A l’en croire tout est dû à la fatalité. La faute à pas de chance. Sarko, Hollande, Macron côte à côte… Unité bidon!

L’Europe est submergée par l’immigration et ça continuera. L’antisémitisme inhérent à l’islam est tu et ça continuera jusqu’à ce que tous les juifs français aient quitté leur pays. L’indépendance nationale est sacrifiée sur l’autel de l’OTAN et ça continuera. De leurs putains de commémorations, rien ne sort jamais de positif favorisant une opportune réaction. Les têtes s’inclinent sous le poids d’une douleur plus ou moins factice. Les morts ont trouvé leur utilité: on les instrumentalise pour mieux soumettre les vivants.

Frédéric Le Quer