Sur la dernière affaire en date

Par Jeudi 13 novembre 2014 Permalink 35

L’information se polarise actuellement sur une affaire politique dont l’intérêt fondamental échappe à peu prêt à tout le monde. L’accélération juridique d’une affaire de Sarko ne concerne que le petit milieu politico-médiatique, le citoyen sachant bien qu’on lui racontera à la fin ce qu’on voudra bien lui dire… Les journalistes s’excitent pourtant comme des puces à l’écoute des dernières péripéties d’un déjeuner où chacun probablement ment, y compris les gens du journal Le Monde, et dont personne ne connaîtra jamais la vérité.

Pendant ce temps la France va de plus en plus mal. Mais si ce scandale à la mie de pain permet de détourner le regard, il reste que cette affaire, qui montre à quel point la collusion entre deux partis soi-disant opposés est grande, dernière péripétie en date d’un état moribond, est un point intéressant. La pertinence du terme UMPS  du Front National et la difficulté pour les caciques de cacher cette réalité témoignent du vide intellectuel, programmatique, visionnaire d’homme politiques à la soldes d’intérêts financiers qui dépassent les frontières.

Chacun se souvient du « mon ennemi c’est la finance » et de l’acte de contrition deux jours après à la city du président actuel! L’enfumage qui consiste à parler d’alternance démocratique au moment d’élections qui autorisent juste, jusque là, un changement d’hommes sans remise en cause des idées, devient de plus en plus une évidence pour tout le monde, sauf peut-être pour quelques militants naïfs, régulièrement trahis mais toujours partant pour donner leur obole à leurs chefs richissimes qui font de la politique un business souvent familiale.

Inéluctablement les liens de la caste politique qui se partage les places alternativement, en s’épaulant plus que jamais, en faisant front commun dans la tempête économique et sociale du pays, transparaissent au grand jour. Les familles, indépendamment des faux conflits publics, se fréquentent, se reçoivent, s’apprécient. Leurs sujets de prédilection sont l’argent gagné, les études des enfants ( jamais dans la diversité, uniquement bonne pour les sans-dents!), les meilleures places pour la progéniture en âge de travailler… Et on retrouve la génération suivante dans les milieux journalistiques ou du cinéma quand celle-ci n’a pas particulièrement brillé à l’école… Un bon vernis fait des miracles chez ces gens-là!

Le copinage, le piston, le népotisme gangrènent un pays où la bataille des idées n’a plus cours. La cooptation est le système de référence pour espérer une place juteuse. Parallèlement une bonne parole politique est propagée avec vigueur jetant l’anathème sur toute pensée originale donc forcément déviante. La dernière affaire de l’umps serait simplement courtelinesque si elle ne soulignait pas une nouvelle fois le fossé entre les français et leurs dirigeants.

Frédéric Le Quer

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