Depuis un an de « je suis Charlie »

Par Jeudi 7 janvier 2016 Permalink 4

Après l’attentat des frères Kouachi, le slogan « je suis Charlie » a tenté de jeter un voile sur la dislocation de la société française. Mais l' »horreur » des faits a fini par délier les langues. Hier encore, Elisabeth Badinter s’autorisait sur France Inter à revendiquer son état d’esprit islamophobe. Si la peur n’évite pas le danger, elle a l’avantage de mettre les sens en éveil et l’intelligence en alerte.

Comme tout ce qui est discriminant est à prohiber, la volonté de la religion musulmane de se distinguer systématiquement des us et coutumes des autres pose la question d’un islam gérable au sein d’un régime démocratique laïque. La réponse n’a toujours pas été trouvée malgré les encoches qui ne cessent d’être faite à la loi sur la séparation de l’église et de l’état par les élus locaux. Le favori à l’élection présidentielle, Alain Juppé, s’en est fait une spécialité, multipliant à Bordeaux les aides aux organisations musulmanes dans tous les domaines. Il semble pourtant que rien ne suffise jamais. Dès  qu’un pouce de laïcité est cédé sur l’autel de la liberté du culte mahométan, une autre revendication apparaît pour faire encore reculer les principes de notre république. Marianne se nippe petit à petit d’attributs religieux dont elle ferait mieux de se passer.

Un groupe social en France ne se satisfait donc pas des conditions de vie qui lui sont proposées. Aussi des ghettos se forment de plus en plus vastes, permettant de contourner le jacobinisme toujours prégnant sous nos latitudes. Des territoires sont actuellement en train de faire sécession avec le reste du pays et s’installent donc tranquillement sous le régime de la charia. Une religion proposant un modèle politique ne peut être qu’hégémonique. Excluant tous les autres comportements jugés déviants, l’islam impose où elle est majoritaire ou même simplement en voie de l’être, habitudes vestimentaires, nourriture hallal, mise en état d’infériorité de la femme, modèle financier et par dessus le marché irrespect pour les lois imposées par l’état que, par essence, il ne peut reconnaître.

Les tenants de cette évolution, jusqu’aux attentats de l’année 2015, s’insinuaient en douceur dans la société, évitant les conflits frontaux mais ne lâchant jamais rien, sûrs de leur fait et soutenus avec vigueur par l’immigration massive et le taux de natalité. Les terroristes sont contre-productifs! Ils sont en train de crisper les citoyens et les institutions par précipitation. Leurs meurtres favorisent le réveil français.

Frédéric Le Quer